une initiative pour lutter contre les déserts médicaux et favoriser l’accès aux soins.

déserts médicaux

ça y est, j’ai enfin publié mon premier podcast, alors soyez indulgents!!!.

Cliquez sur “Play” pour l’écouter ou faîtes un clic droit ici puis cliquez sur télécharger pour le recevoir directement sur votre appareil et l’écouter sur votre smartphone par exemple.

Voila les points clés de ce podcast:

Jusqu’à 6,57 min: le résumé du plan du gouvernement

puis le projet de ma case à soins.

Madame La ministre,

J’ai lu avec attention votre plan de lutte contre les déserts médicaux et pour faciliter l’accès aux soins. .
Je résume rapidement pour nos auditeurs ce que vous avez écrit:

Introduction

Chaque territoire est différent. En ville, en périphérie ou à la campagne, sur une île
ou en montagne, la prise en charge des problèmes de santé peut varier.

La démarche pour l’égal accès aux soins et la lutte contre les déserts médicaux vise à ce que chaque territoire dispose d’un projet de santé adapté et sur-mesure

Ce projet de santé territorial propose des solutions aux problématiques identifiées
par les patients, mais aussi par les élus et les professionnels de santé.
Il sera
construit et mis en œuvre avec les agences régionales de santé (ARS) et leurs
partenaires.
Chaque professionnel de santé exerçant dans un territoire ou souhaitant s’y installer
pourra élaborer son propre projet professionnel et mieux l’articuler avec sa vie
privée.

Qu’est-ce qu’un territoire à faible densité médicale appelé désert médical ?

Les indicateurs de temps d’accès au professionnel de santé le plus proche montrent que les territoires étendus privés de tous professionnels de santé sont rares en France.

En effet, 84 % de la population française réside dans une commune où exerce un médecin généraliste ; 99,9 % accède à un médecin généraliste en moins de 20 minutes.

En France, les problèmes d’accès aux soins sont avant tout le fait de territoires où une offre de soins est présente, mais s’avère insuffisante pour répondre à la demande de soins. Cela entraîne des difficultés à obtenir un rendez-vous, une charge de travail excessive pour les professionnels, des délais d’attente pour les patients…

L’approche retenue pour repérer les territoires à faible densité médicale ou déserts médicaux consiste à considérer, pour chaque commune, le nombre moyen de consultations auxquelles les habitants peuvent avoir accès à moins de 20 minutes de chez eux, compte tenu de la densité de médecins et des besoins de soins des habitants dans leur communes et dans les communes avoisinantes. Ce critère permet d’arrêter qu’à moins de 2,5 consultations par habitant et par an*, 8,1% de la population fait face à une situation de faible accessibilité (environ 9000 communes et 5,3 millions
d’habitants).

Parmi ces situations de faible accessibilité, deux cas de figure peuvent être distingués :

– des communes sous-denses et un territoire de vie-santé touché par un manque d’offre actuel ou prévisible à court terme ; dans ce cas, aider à l’installation de médecins dans le territoire s’avère nécessaire ;

– des commune sous-denses mais un territoire qui ne connaît pas de déficit global ; pour ces habitants, les problèmes d’accessibilité sont des phénomènes localisés et non globaux : une offre de soins est présente. La réponse adaptée consiste à réorganiser la présence médicale au sein du territoire en utilisant d’autres leviers que lesincitations à l’installation, comme les nouvelles technologies ou les coopérations entre professionnels de santé.

Pourquoi la situation peut-elle s’aggraver si on n’agit pas ?

Le nombre de zones à accessibilité faible va augmenter dans les années à venir et cette situation va progressivement s’étendre à de nouveaux territoires, en accentuant les tensions démographiques, en raison de la diminution du nombre de médecins généralistes libéraux en exercice et des départs en retraite des médecins de plus de 65 ans. Les nouvelles aspirations des jeunes médecins, qui recherchent plus d’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, un travail en équipe élargie et une diversité des modes d’exercice accentuent également ce phénomène.

En ne tenant pas compte, dans l’offre accessible, de celle offerte par les médecins de plus de 65 ans qui vont probablement cesser leur activité, c’est 12,4% de la population qui fait face à une situation de faible accessibilité actuelle ou prévisible.

Les 4 priorités:

A) Renforcer l’offre de soins dans les territoires au service des patients : une présence médicale et soignante accrue

1) Aider à l’installation et à l’exercice des médecins dans les zones en tension

en multipliant le nombre des maisons de santé
– mieux identifier le nombre de territoires en zone sous-dense.

2)Faciliter le cumul emploi/retraite des médecins libéraux pour maintenir des médecins sur le territoire

70 257 médecins retraités inscrits au tableau de l’Ordre, 26%, soit 18 267 médecins d’entre eux, ont fait le choix de continuer d’exercer la médecine et de bénéficier du cumul emploi retraite. Ils seront très probablement presque 35 000 en 2025.

3)Développer les consultations avancées

cela permet à un médecin généraliste ou spécialiste deja installé de pratiquer à temps partiel dans une zone sous dense.

4)Créer des postes « d’ assistants partagés »entre la ville et l’hôpital

Permettre à tous les jeunes médecins diplômés un exercice partagé entre une structure hospitalière et une structure ambulatoire en zone sous-dense.

5) Généraliser le contrat de médecin adjoint

Permettre aux jeunes médecins d’apporter un appui temporaire aux médecins exerçant en zone sous-dense.

6)Favoriser les stages ambulatoires des professionnels de santé en formation

Développer des stages extra-hospitaliers pour la médecine générale et les autres spécialités via :

– la revalorisation financière de l’indemnité des maîtres de stage en zone sous-dense
– la simplification des démarches pour devenir maître de stage.

7)Faciliter les remplacements et l’exercice mixte(salarié/libéral)

Améliorer la protection sociale des remplaçants.

8)Développer les coopérations entre les professionnels de santé afin de rendre un meilleur service à la population

9)Organiser la contribution des centres médicaux des armées

B) Mettre en œuvre la révolution numérique en santé pour abolir les distances

1)Inscrire la télémédecine dans le droit commun dès 2018

L’ Assurance maladie et les médecins négocieront pour fixer au premier trimestre 2018, le tarif de droit commun des actes de télémédecine.

2)Accompagner l’équipement des établissements médico-sociaux, des établissements de santé (dont les hôpitaux de proximité), des maisons de santé pluri-professionnelles et des centres de santé dans le déploiement de la télémédecine

Équiper tous les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) et toutes les zones sous-denses d’ici 2020 d’un matériel permettant la téléconsultation afin d’éviter les hospitalisations inutiles et améliorer la qualité du suivi des patients résidents.

2)Faire émerger les territoires digitaux

Généraliser le dossier médical personnel (DMP) en 2018.

C) Favoriser une meilleure organisation des professions de santé pour assurer une présence soignante pérenne et continue

1)Soutenir le développement des maisons de santé pluri professionnelles, des centres de santé et de tous les modes d’exercice coordonné

Le travail en équipe et l’exercice pluri-professionnel permettent à chaque professionnel de santé d’échanger avec ses pairs, de continuer à se former et de progresser professionnellement. Cela permet aussi de libérer du temps
médical en dotant les professionnels de santé de moyens d’appui administratif et d’outils informatiques.

2)Garantir une réponse aux demandes de soins non programmés aux heures d’ouverture des cabinets

3)Créer un guichet unique d’information et d’orientation pour l’exercice des professionnels de santé

Ils pourront construire leur projet professionnel et personnel et être accompagnés dans leurs démarches administratives, depuis leur installation jusqu’à leur retraite par des équipes dédiées.

4) Simplifier la prise en charge des patients en situation complexe en faisant converger financièrement les dispositifs d’appui aux parcours complexes selon les territoires.

D) Une nouvelle méthode :faire confiance aux acteurs des territoires pour construire des projets et innover

1) Co-construire un projet d’animation et d’aménagement du territoire par les professionnels de santé, les usagers, les institutions et les élus des territoires

Développer les projets adaptés aux caractéristiques des territoires est une clé du succès.
S’appuyer sur la responsabilité territoriale en réunissant les acteurs au niveau régional à travers les projets régionaux de santé et les contrats locaux de santé.

2) Créer un cadre commun permettant aux professionnels de santé d’expérimenter de nouvelles organisations

3) Evaluer régulièrement la mise en place des différentes actions territoriales

4) Appuyer les agences régionales de santé dans l’accompagnement des projets de territoire

 

Alors j’ai une idée à vous soumettre:Pour un accès aux soins et lutter contre les déserts médicaux

A)Mon point de vue:

Tout d’abord mon point de vue même s’il est naïf, sur quelques points de notre plan d’action, car il s’agit bien du plan d’action que doivent mener ensemble tous les professionnels de santé:

L’aide financière à l’installation

récompense simplement l’enfant pauvre de la médecine européenne: la médecine générale Française, la moins bien rémunérée de toutes les spécialités française, et la médecine générale la moins payée d’Europe.

Faire que les médecins retraités

cotisent moins au régime Prestation Complémentaire Vieillesse (PCV) alors qu’ils sont déjà pas tout jeunes, c’est un peu normal aussi.
Tous mes chefs sont décédés à moins de 65 ans, les plus résistants restent donc au travail! tenez le coup , on arrive!

Quant aux consultations avancées,

le médecin se dédouble, c’est une bonne idée, mais c’est déshabillé Paul pour habillé Jacques..

Faciliter les contrats d’assistants, de médecin adjoint, les stages:

formidable. Valoriser la médecine générale et faire des jeunes qui sortent de la fac, les acteurs principaux de ce nouveau système de soins, favoriser leur formation et leur engagement dès le début, leur donner envie afin qu’ils deviennent leader du projet!

Valoriser le métier d’infirmière :

enfin! et à quand des aides soignantes en ville pour les toilettes par exemple, comme dans les hôpitaux…

L’intervention de l’armée:

quand c’est la catastrophe, indispensable.

B) La situation actuelle:

-La démographie médicale:

et si donc finalement, la catastrophe sanitaire annoncée qui fait si peur aux gens n’était pas un problème: car pour pouvoir mettre des médecins dans les maisons de santé, il faut des médecins, jeunes ou vieux: et il faut quand même dire à un moment qu’il n y en a pas! La cartographie de la démographie médicale et de l’accessibilité aux soins publiée par le conseil national de l’ordre des médecins parle d’elle même.

Parmi les médecins actifs, la moitié ne va pas bien! que ce soit en ville comme l’explique le Pr Galam, ou à l’hopital… manque de reconnaissance, trop d’heures passées au travail, débordés par la charge administrative: vous avez bien identifié tous ces difficultés!Les étudiants en médecine ne sont pas très en forme non plus.
alors pourquoi:

Le nombre d étudiants admis en 2e année de médecine est défini par un concours avec un nombre de places limitées, le numerus clausus: et voila à quoi ça ressemble.
J’entends encore un de mes profs de fac me dirent en bas de l’amphithéâtre: Andree, quand ça sera ton tour, ça va être difficile.. vous ne serez jamais assez nombreux…J’ai passé le concours en 1989.
Bref toute la profession le sait! ça ne sert à rien de réclamer des médecins, il n’y en a pas!!!
Alors il y a la solution des médecins à diplôme étranger: les études montrent qu’ils viennent plus renforcer la pénurie dans les hôpitaux car quitter son pays, sa famille, pour s’installer en campagne en France où la médecine libérale générale est la moins bien rémunérée d’Europe, ça n’emballe pas grand monde!I Intérimaires dans les hôpitaux  s’est beaucoup plus  rentable! Donc ils ne restent que les retraités.

-Les hôpitaux engorgés:

21 millions de passages aux urgences en 2016 contre 8 millions en 1995, services hospitaliers saturés, manque de lit, banalisation de la qualité des soins..29% de ces consultations auraient pu être réaliser par un médecin généraliste sans plateau technique,16 millions de patients n’ont pas été hospitalisés, et 75% ont consultés aux horaires de villes…

500 millions d’euros pour rémunérés les intérimaires, des services d’urgences dont les lignes de garde ferment…
Les gens ne consultent pas aux urgences pour le plaisir d’attendre des heures.. ils n ‘ont tout simplement pas acces aux soins…

C)Les solutions

1)Du plan

Donc aux soignants en place de mieux s’organiser, en réseau de soins , en favorisant les activités multisites et en s’aidant de la télémédecine.
Rien que faciliter les prises de RDV, un gain de temps immense qui fait rêver.. fini les minutes interminables à écouter le printemps de Vivaldi dans les standards des hôpitaux!
J’ai fait ma thèse en 2002 sur la télémedecine et le conseil téléphonique
Que cette activité soit enfin reconnue comme une consultation est une réelle évolution car la responsabilité du médecin est engagée à chaque conseil téléphonique, chaque conseil prend du temps. Du conseil à la consultation, il n ‘y a qu’un pas! il y a bien longtemps que nous nous envoyons entre nous, pour avoir un avis spécialisé, des photos .
La télémédecine favorisera le tri, mais demande encore du temps médical.

et nous faire confiance , alors voila, j’ai un projet à vous soumettre pour palier au déficit de médecin pour les années encore difficiles à venir :

2) Ma case à soins:

1) favoriser la médecine itinérante

-en collaboration avec les ARS et les maisons de santé pluridisciplinaires:
-« une case a soins par région »:
-la case à soins est un cabinet mobile qui suis un circuit défini par avance en collaboration avec l’ARS.
Une fois installée sur zone, près d’une maison de santé sans médecin ou dans un zone sans maison de santé encore construite, le médecin de la case à soins entre en contact direct ou par télémedecine ( aujurd’hui skype fonctionne très bien ) afin d’identifier avec les professionnels de santé qui travaillent dans la zone les dossiers difficiles à gérer en priorité.
-prise de connaissance du dossier du patient, staff multidisciplinaire
-encadrement du résident s’il y en a un sur place
-puis consultations sur zone
-les consultations peuvent se faire dans la case à soins conçues pour cela.
-Visites des patients à domicile.
puis changelent de zone.. etcetc…
-avant que les maisons médicales supplémentaires soient construites, des cabinets mobiles pourraient être rapidement opérationnels, et le résident ainsi mobile à travers un département tout en restant en contact via la télémedecine avec son maitre de stage..La case à soins sert de lieu de consultation et de logement .
– quelle différence entre « une case a soins” et des remplacements: la case à soins va où il n’y a plus personne et pas encore de structure.

2) promouvoir le médecine préventive et les formations au premier secours

Développer la médecine préventive et l’éducation à la santé:
Organisation de conférences hebdomadaires pour les communes par le médecin de la case à soins sur une thématique définie soit par les professionnels de santé en place, soit par les patients sous le controle de l’ARS.
cela favoriserait en plus l’intégration du médecin itinérant dans les communes.

3) promouvoir la médecine traditionnelle selon les recommandations de l’OMS ainsi que les productions de plantes médicinales
4)Les plans d’une case à soins sont déjà réalisés et sa construction commence en Novembre 2017.

J’ai RDV avec l’ARS à Lieusaint en Seine et Marne le 14 novembre.
Je vous remercie

Partagez l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    737
    Partages
  • 737
  •  
  •  

4 Comments

  1. Bonjour Andrée,
    J’ai écouté ton podcast avec une grande attention sur les déserts médicaux effectivement ta démarche est noble en attendant des solutions pérennes … sans pour cela, oublier le desert numérique comme nous avons pour habitude de le pratiqué dans ton ex établissement gros bisous et bon courage pour toutes tes souhaits avenirs

    1. merci beaucoup Victor! ça me fait un grand plaisir! et j’espere etre bientot parmi vous!! ce n’est pas mon “ex” établissement! je t’embrasse! et bises a toute l’équipe!

  2. Bonsoir Andrée, merci pour ce bel article ! Ce sujet me parle bien, j’ai un projet qui s’inscrit dans la lignée de votre case à soins, mais qui répond uniquement aux points 2 et 3 de votre proposition. Pour le décrire rapidement : je prévois un d’aller pratiquer et promouvoir la moxibustion japonaise dans quelques déserts médicaux durant les mois de juillet et d’août 2018. La particularité du projet est que tout le parcours est prévu à vélo. Périple de deux mois pour lequel l’itinéraire n’est pas encore tout tracé, mais il semble prendre une grande part de la moitié Nord de la France au vu des différentes cartes que j’ai pu voir et que les liens de cet article confirment. Je suis curieux de connaître les prochaines étapes de la case à soins et suis certain que nos projets peuvent se croiser à un moment. J’aurai plaisir à échanger avec vous. Gaëtan

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *