La Drogue et les addictions   ne se résument  pas au drame de la dopamine, mais , posons les bases neuro biologiques des addictions.

Faut il se reconnaitre drogué, le mot qui fait peur! Et même, le dire en public, oh, mon Dieu, mais quelle honte!

Moi même, lorsque je disais que j’étais alcoolo-tabagique, je voyais les regards se tourner vers moi comme ci j’étais faible et sale!

Alors que j’étais juste honnête et forte! Car il faut être sacrement endurant pour faire subir autant de toxique à son corps qui continue à tenir le coup!

Combien de mes amis me disaient: “Mais non tu n’est pas plus alcoolique que moi, sinon ça voudrait dire que je le suis! ”

Et bien justement, on en parle?

Quelques définitions: C’est quoi être addict?

C’est ennuyeux mais il faut bien savoir de quoi on parle et savoir où nous en sommes avec les produits que nous consommons:

Evaluation de l’Addiction : DSM-5

Lui c’est le bouquin de référence en psychiatrie, la bible !! Ecrit par des américains et on en est à la 5e version.(Source : American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (5th ed.).

C’est un mode d’utilisation inadapté d’un produit conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance, cliniquement significative, caractérisé par la présence de deux (ou plus) des manifestations suivantes, à un moment quelconque d’une période continue de douze mois :

  1. Le produit est souvent pris en quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée
    que prévu
  2. Il existe un désir persistant ou des efforts infructueux, pour diminuer ou contrôler l’utilisation
    du produit
  3. Beaucoup de temps est passé à des activités nécessaires pour obtenir le produit, utiliser le
    produit ou récupérer de leurs effets
  4. Craving ou une envie intense de consommer le produit
  5. Utilisation répétée du produit conduisant à l’incapacité de remplir des obligations majeures, au
    travail, à l’école ou à la maison
  6. Une utilisation du produit malgré des problèmes interpersonnels ou sociaux, persistants ou
    récurrents, causés ou exacerbés par les effets du produit
  7. Des activités sociales, occupationnelles ou récréatives importantes sont abandonnées ou
    réduites à cause de l’utilisation du produit
  8. L’ utilisation répétée du produit dans des situations où cela peut être physiquement dangereux
  9. Cette utilisation du produit est poursuivie bien que la personne sache avoir un problème
    psychologique ou physique persistant ou récurrent susceptible d’avoir été causé ou exacerbé par cette substance
  10. La tolérance, définie par l’un des symptômes suivants :

a. Un besoin de quantités notablement plus fortes du produit pour obtenir une intoxication ou
l’effet désiré

b. Un effet notablement diminué en cas d’utilisation continue d’une même quantité du produit

     11Le sevrage, caractérisé par l’une ou l’autre des manifestations suivantes :

a. Le syndrome de sevrage du produit caractérisé (cf diagnostic du syndrome de sevrage du
produit)

b. Le produit (ou une substance proche) sont pris pour soulager ou éviter les symptômes
de sevrage.

Présence de 2 à 3 critères : ADDICTION LÉGÈRE
                         4 à 5 critères : ADDICTION MODÉRÉ
                                6 critères ou plus : ADDICTION SÉVÈRE

Dans la version 4 , on disait: Usage, vous vous souvenez?

Usage simple : consommation de substances psychoactives n’entraînant ni complications somatiques ni dommages
Ou  à risque : consommation susceptible d’entraîner des dommages (risque situationnel, risque quantitatif)
Ou encore nocif (abus) : consommation répétée induisant des dommages, dans les domaines somatiques, psychoaffectifs ou sociaux, soit pour le sujet lui–même, soit pour son environnement

Bon voila, si tu ne rentres pas dans la catégorie, tu peux ne pas lire cet article.

Sinon, il est le premier d’une longue série, car si tu choisis de  guérir, c’est plus simple en comprenant et en sachant pourquoi tu aimes te défoncer!

Alors pourquoi aime t-on tellement se défoncer et pourquoi quand on dit « j ‘arrête quand je veux”, c’est faux . Sauf quand on a compris!

Continuons les définitions.. c’est mieux d’en passer par là:

La dépendance : conduite inadaptée de consommation de substancespsycho-actives (licite ou illicite) marquée notamment par l’envie impérieuse et irrépressible de consommer la substance (craving), pour laquelle le sujet a perdu tout contrôle. Ce mode d’utilisation inapproprié conduit à une altération du fonctionnement ou à une souffrance cliniquement significative*.

L’ addiction : ensemble des conduite de dépendance avec ou sans substances

La Dépendance psychique : besoin de retrouver ou maintenir les effets subjectifs (bien–être, stimulation, satisfaction, etc.) apportés par la substance (craving) ; renforcement positif
Et la Dépendance physique : besoin irrépressible obligeant le sujet à consommer la substance (ou substance apparentée) pour éviter le syndrome de manque (état émotionnel négatif) lié à la privation du produit(renforcement négatif)
Le Syndrome de sevrage : manifestations somatiques et psychocomportementales, caractéristiques d’une substance, consécutives à la diminution ou l’arrêt brutal de sa consommation, généralement après un usage prolongé et important (sévérité liée à la dose cumulative), et notamment si sa demi-vie est brève.Non spécifique de l’addiction Tolérance : diminution de l’effet lors de l’administration répétée d’unemême dose (besoin d’augmenter la dose pour ressentir un même niveaud’effet) Non spécifique de l’addiction

L’addiction résulte de mécanismes complexes et multifactoriels, faisant intervenir la rencontre d’un individu avec un produit, dans un contexte déterminé.

état des lieux:

expérimentation france

 Quels produits?

substances psycho addictives

Ils n’agissent pas tous pareils, sinon ca ne serait pas drôle!!
Les propriétés renforçantes d’une substance psychoactive sont à l’origine du maintien de sa consommation : renforcement positif ou négatif
Un renforcement positif correspond à un effet direct de la substance sur les voies cérébrales hédoniques (circuit de la récompense).
Le renforcement négatif, par le maintien de l’usage, permet par exemple d’éviter les effets désagréables du sevrage.

Dans les deux cas, la poursuite de la consommation : augmentation de la fréquence d’administration.
Ces deux versants peuvent se retrouver dans le mésusage et la pharmacodépendance aux médicaments psychotropes. Ce mésusage correspond à une consommation non-conforme et/ou problématique, qu’il soit à visée thérapeutique, récréative, toxicomaniaque ou pour gérer une dépendance.

Pourquoi aime-t-on se défoncer?

Toutes les substances addictives (y compris le tabac et l’alcool) agissent directement ou indirectement sur les mêmes réseaux de neurones du système nerveux central, le système mésocorticolimbique, et conduisent à une augmentation extracellulaire de dopamine.
Ce système est formé de neurones dopaminergiques (neurones qui synthétisent la dopamine comme neurotransmetteur). Les corps cellulaires de ces neurones sont situés dans l’aire tegmentale ventrale(ATV) et leurs axones atteignent le noyau accumbens, le tubercule olfactif, le cortex frontal et l’amygdale.

Généralités

Circuit de la récompense

dopamine

Ce circuit de la récompense est, en quelque sorte, un « baromètre » qui indique à l’individu l’état physique et psychique dans lequel il se trouve ou va se trouver.

Le but de prise de n’importe quelle substances est donc de faire sécréter de la dopamine!

La dopamine arrive en fin de course, après la stimulation de sécrétion d’autres substances: voila la grande arnaque!

 

Action dopaminergique directe

dopamine-amphétamine

 

On sait que la cocaïne, l’héroïne, les amphétamines, la morphine, le cannabis et aussi le tabac et l’alcool, envoient des molécules qui entrent dans les synapses, dans les connections des neurones.
Dans ces espaces, circulent une bonne centaine de neuro médiateurs, de l’adrénaline , de l’acétylcholine, à la dopamine, qui modulent tous nos états intérieurs, pulsions , émotions, décisions, inhibitions, états d’âmes, sentiments. Toutes les droguent agissent différemment en stimulant production ou en inhibant la capture ou la destruction de tel ou tel neuro transmetteurs et la finalité de toutes, c’est de libérer de la dopamine.

La dépendance sera d’autant plus forte que la voix d’administration entrainera une réponse rapide du cerveau.. comme la cocaïne en intra nasale, la nicotine fumée ( 7secondes pour atteindre le cerveau)et que le demie vie du produit sera courte ( 2H pour la nicotine)

En 5 demie vie, il n y a plus de produits dans le sang.. Faïtes le compte: vous savez maintenant pourquoi il y a 20 cigarettes dans un paquet!

nicotinémie

La dopamine

Celle ci stimule le circuit de la récompense, procure au cerveau une sensation de plaisir. Et c’est pour cela que l’humain aime se droguer. La dopamine est le neurotransmetteur que les synapses libère à la fin d’un grand nombre de processus, on lui attribue un rôle essentiel sans comprendre tous les mécanismes : c’est le drame de la dopamine.

Vous avez compris: toutes les défonces mènent à la sécrétion de dopamine!

Bon de quoi parle-t-on?

dangerosité des substances

-Dans les années 1980, une revue de psychiatrie publiait « la cocaïne prise 3 fois/ semaines n ‘est pas un problème!
« Utilisée pas plus de 2 ou 3 fois par semaine, la cocaïne n’engendre pas de problèmes sérieux…
L’abus chronique de cocaïne ne représente pas un problème médical. »
Grinspoon et Balakar. Comprehensive Textbook of Psychiatry, 1980.

Aujourd’hui on sait:

Dans les années 1950, on donnait encore des cigarettes au soldat

L’interdiction de la  publicité pour l’alcool est récente.

Vous constatez que tabac, alcool, benzodiazépines ( le lexomil par exemple) entraine une dépendance quasi aussi forte que la cocaïne!

Produits de coupe

Les produits de coupe sont des substances qui peuvent être pharmacologiquement actives (Adultérant) ou inertes (diluant). La « qualité » de la cocaïne semble en baisse constante depuis quelques années selon les dires des consommateurs ainsi que les analyses des saisies.

En 2006, les échantillons collectés dans le cadre de Sintes auprès d’usagers en région parisienne révélaient une pureté de 20% à 30%. Le reste est de plus en plus composé de phénacétine (50% des cas environ), diltiazem, caféine, hydroxyzine, levamisole (en augmentation importante), lidocaïne, procaïne, paracétamol… et sucres divers.(Données issues du rapport« Cocaïne, données essentielles » de l’OFDT.)

Le lévamisole est un antihelminthique (vermifuge) de la famille des dérivés imidazolés utilisé en médecine vétérinaire.

Le soucis est que le levamisole, interdit en France depuis 1998, donne des leucemies aigues!

Complications Associated With Use of Levamisole-Contaminated Cocaine: An Emerging Public Health Challenge Kachiu C. Lee,a, Barry Ladizinski,b and Daniel G. Federmanc

Les solutions:

 

Consultez. selon le type d’usage, de dépendance et de produit, le traitement et le suivi ne seront  pas le même. Il n’y a pas de recette magique au bonheur.

L’addiction est la rencontre d’un produit, d’un environnement et d’un individu.

Accepter de reconnaitre qu’on est dépendant.

L’amour pour soi est la clef vers le début d’une liberté retrouvée: votre corps n’est pas une poubelle!

Fermez les yeux et visualisez l’enfant que vous étiez: Est ce que vous lui souhaiteriez de se défoncer? Regardez le encore, qu’avez vous envie de faire? Lui donner de l’amour? Et si cet amour vous vous le donniez à vous, pour vous?

Place majeure pour les psychothérapies

Prolongées – plus de six mois
Importance de la gestion des envies et déclencheurs

Résolution de problèmes et restructuration cognitive

Prévention de la rechute

Approches comportementales

Renforcement communautaire

Contrôle de la consommation d’alcool

Psychothérapies d’inspiration analytique Mouvements et groupes d’auto-support

-« Augmente l’abstinence et diminue les problèmes psycho- sociaux »

Rash et al. Exp Clin Psychopharmacol 2008

« Améliore la qualité de vie » Andrade et al. Am J Addict 2012

Tout ce qui est lié à notre survie nous donne du plaisir: se nourrir, se reproduire:

Donc une nourriture saine et et une vie sexuelle épanouie, c’est déjà un bon début.

Trouver un environnement favorable et non toxique

Faire du sport, et oui!

Sécreter de la dopamine:

L’outil le plus puissant est la méditation. 

Bien manger : des aliments contiennent les vitamines, nutriments , acides aminés nécessaires a la synthèse de la sérotonine, dopamine: ne vous en privez pas.

Pour produire de la dopamine, notre corps a besoin de phénylalanine  et de tyrosine , ainsi que de vitamines B3, B6, B9, B12,  E, fer, zinc, magnésium. N’oublions pas que les vitamines A, D , E et K sont liposolubles: donc stop aux produits allégés!

Les plantes comme le kudzu ( addictions à la cigarette, et surtout à l ‘alcool) , ou la griffonia( contenant du tryptophane, précurseur de la sérotonine) sont d’une grande aide.

Histoire de la cocaïne , de Freud au coca cola, en passant par le pape Léon XIII, le pharmacien Mariani et le laboratoire Merck et dangers de l’association cocaïne et alcool:

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la suite: cliquez sur ce lien:

cocaine et cocaéthylène: quels risques, quelles solutions?

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1 commentaire

lannoo · 13 décembre 2017 à 19 07 50 125012

un super bouquin sur les dependances liées au cerveau : Drogues et Cerveau
cet ouvrage traite de toutes les “drogues” : cocaine, tabac, etc mais aussi le jeu et autres
je l’avais trouvé à la bibliotheque à la fac, faudrait bien que je le retrouve pour le relire

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