L’art de l’essentiel

L’art de l’essentiel.

Ce mois ci, c’est le rangement de printemps!!!! et pour moi, bientôt un changement de vie.. ou vivre à nouveau, comme quand j’étais étudiante dans 10 M2… alors on fait comment?

Tout est dans ce superbe livre « L’art de l’essentiel »: Pourquoi on accumule, comment faire pour se débarrasser des ses objets qui pompent notre énergie, quelle méthode appliquée pour jeter ces vieilles photos ou lettre d’amour… ces bibelots ramenés de voyages.. Comment faire? Pourquoi je me sens bien dans mon appartement épuré de Martinique et si mal dans ma chambre d’adolescente, chez mes parents?
Après la lecture de ce livre, tout semble clair.. alors à vous.

Présentation de l’auteur:

Après l’art de la simplicité, l’art de la délicatesse, l’art de mettre les choses à leur place, et vivre heureux dans un petit espace, l’auteur nous propose de profiter de tous les petits luxes que nous offre la vie. Dominique Loriot vit au Japon . Elle en a appris les coutumes , les traditions et applique à sa façon de vivre à l’européenne, les pratiques ancestrales du Pays du soleil levant.

“L’essence de la civilisation consiste non pas en la multiplication des besoins mais dans une renonciation delibérée et volontaire” Gandhi
Possédez moins, vivre dans plus d’ordre et de propreté et de santé mentale
Jeter le superflu et l’inutile pour faire de la place en soi.

Introduction.

Tous ces « remèdes » ne font que nous enseigner comment gérer le trop au lieu de tout simplement… l’éliminer ! Voilà d’où vient notre malaise : une surcharge en tout, un excès qui, si nous n’agissons pas sur lui, agira, lui, sur nous, au sens le plus concret et le plus complet, lentement mais sûrement.

Première partie
Elixir vitae du désencombrement

Au quotidien.

Avec peu, on peut vivre le présent à l’infini.
Ce sont surtout nos possessions qui nous attirent des ennuis. Se délester des possessions superflues, c’est aussi se délester des problèmes. La cafetière à faire réparer, l’imprimante qui s’est bloquée, les dettes ou emprunts faits pour payer des achats inconsidérés et inutiles, les comptes de ses dépenses à tenir chaque mois, les agios, les assurances, les divorces coûteux (souvent causés par des problèmes matériels), les garages ou entrepôts à louer, les réparations, entretiens, démarches à faire pour s’occuper de ces « choses » : n’êtes-vous pas fatigué de passer votre vie à régler des problèmes causés par les possessions, d’avoir constamment des soucis que, sans elles, vous éviteriez ?

L’energie.

Si nous voulons changer le monde autour de nous, nous avons seulement besoin de changer la qualité de nos propres vibrations. Au fur et à mesure que ces vibrations changeront, la qualité de ce qui est autour de nous changera aussi.
Les circonstances, les situations, les événements et les personnes que nous rencontrons dans notre vie sont le reflet de l’état de conscience dans lequel nous sommes.
Le monde est un miroir.
Si nous sommes ancrés dans notre « grand moi », le monde entier sera à notre disposition. Nous serons alors à même de réaliser de plus en plus que nous, et nous seuls, sommes responsables de ce qui nous arrive et que tout autour de nous exprime cette énergie. Le désencombrement permet de décupler l’énergie qui est déjà en nous. Le fait de ne pas s’attacher, s’accrocher, donne de l’énergie, c’est-à-dire de la vie. C’est la seule chose dont nous puissions véritablement disposer.

L’absence de choses à ranger ou à chercher constamment, de recoins à contourner pour avoir accès à un placard, le calme, l’espace, l’ordre, le silence « visuel » d’une pièce, voilà le véritable confort, garant de paix et de détente, que le côté pratique de la vie devrait nous apporter.

En revanche, le désordre déprime. C’est un véritable cercle vicieux : dès qu’une personne est déprimée, son désordre empire. Elle ne peut alors plus rien faire, remet tout au lendemain et le fouillis se fait de plus en plus dense. Supprimer tout ce qui est superflu est peut-être la première étape vers la guérison. Plus de raffinement, plus de luxe.

Mais surtout, c’est pouvoir refuser de faire quelque chose parce que cela va nous stresser ou refuser de posséder tout ce qui nous encombre.
C’est une chambre fraîche, calme et reposante après une journée de travail, un appartement dépouillé dans lequel il n’y a rien à faire.

Le luxe.

Le luxe est de ne posséder que le strict nécessaire pour accéder à une certaine liberté d’esprit et se créer un imaginaire autour de choses plus enrichissantes.
Le luxe, rappelons-le, doit être relié au rêve et à l’imagination : il est fait pour nourrir l’âme, tout comme les vrais objets, les histoires vraies, les gens vrais.
Pourquoi aime-t-on tant séjourner à l’hôtel, manger au restaurant, se promener sur de grandes plages désertes… ? Parce qu’il n’y a rien à faire, aucune préoccupation, aucun souci de « garder un œil » sur ses biens (sauf peut-être ses valises !).

Les choix.

De nos jours, nous avons  un nombre d’opportunités immense, et, avec une simple carte de crédit, accès à tout partout et à la minute même où nous le désirons. Mais contrairement à nos attentes, nous ne sommes pas plus heureux. Avec tous ces choix, toutes ces options, nous avons de plus en plus de mal à prendre des décisions, trancher, garder nos repères.

Une nouvelle relation est une aventure qui ne peut se vivre pleinement que lorsqu’elle n’est pas empesée par les résidus du passé.

Les relations.

Se détacher matériellement aide à être détaché dans tous les domaines, y compris celui des relations. Si vous vous dites : « Je suis avec cette personne aujourd’hui, c’est merveilleux, mais je ne la possède pas, je ne suis pas son gardien de prison, elle est libre de rester avec moi ou de partir », non seulement vous vous détachez en ce sens que vous redouterez moins de la perdre, mais vous lui donnerez de l’espace : elle restera alors probablement avec vous.

Plus l’on s’agrippe aux choses, aux gens, aux événements, moins on les possède.

En refusant de posséder, vous n’éprouverez plus ni avidité, ni convoitise, ni envie, ni avarice, ni jalousie.

Si personne ne cherchait à posséder, y aurait-il autant de guerres, de vols, de crimes ? Toujours vouloir posséder, même l’amour, déteint sur notre vie. N’attendons rien du monde, ne cherchons pas à combler nos besoins par des êtres et des choses. La solution à nos problèmes ne se trouve pas à l’extérieur de nous mais en nous.

Plus on se désencombre, plus on prend conscience de tout ce qui est inutile. D’abord matériellement, puis, petit à petit, dans d’autres domaines : activités, bavardages, relations… Faire le ménage dans sa tête, c’est comme faire le grand ménage de printemps .

Et moi:

L’emprise des objets sur notre vie fait de nous des extravertis et nous éloigne de nous-mêmes, même si la société moderne nous incite à penser qu’il est normal d’acquérir et de posséder. Nous disons souvent d’une chose qu’elle est belle parce que nous connaissons sa valeur marchande, qu’elle est en photo dans un magazine ou chez quelqu’un de riche. Cela explique que tant de personnes se meublent de la même manière.

Faire le ménage et le vide autour de soi, c’est non seulement nettoyer sa maison, mais son psychisme.

Tout au long de notre existence, nous changeons, mais c’est vers la cinquantaine – soit à peu près vers la moitié de la vie – que nous commençons à changer vraiment. Survient alors souvent une dépression.

Chaque saison a ses avantages et le plus grand de tous est de laisser partir ce que l’on ne peut retenir. Nous devons faire disparaître les décombres de l’ancienne vie, afin de déblayer le terrain sur lequel nous allons entreprendre la seconde partie de notre vie ;
Délestez-vous du plus grand nombre de possessions possibles et commencez à mettre en route la réalisation d’au moins un de vos rêves. Vous assumerez alors complètement les changements de votre vie en en vivant chaque mutation pleinement.

La sérénité découlant du lâcher prise.

Vous comprendrez que l’idée de se libérer de ses possessions ne relève pas de l’impossible et que vous vivrez encore mieux ensuite. Vous ne serez pas moins riche, pas moins beau et pas moins intelligent. Vous deviendrez même quelque chose de mieux : vous-même.

L’antidote à cette insatisfaction est de revenir à soi, de ne plus s’épuiser à courir derrière ce qui nous manque, de jeter tout ce qui amène à vouloir encore plus et de savourer le bonheur qui irradie à travers le fait de vivre, tout simplement. Quelle sensation extraordinaire que de ne plus se sentir possédé par ses propres biens et ses propres besoins !
Bonheur, paix et lâcher-prise « Accepte le flot et le cours des choses, mais ne les possède pas. » Lao-tseu.

Moins d’ego.

Celui qui est parvenu au détachement n’a plus le point de vue de l’homme qui calcule, qui ramène tout à son intérêt. Il ne se sent plus contraint d’agir de telle ou telle façon, de donner son opinion, de s’obstiner à vivre attaché à sa propre existence et à ses propres points de vue.
« Apprendre quelque chose pour pouvoir le vivre à tout moment, n’est-ce pas là la source de grand plaisir ? Recevoir un ami qui vient de loin, n’est-ce pas là la plus grande des joies ? Être méconnu des hommes sans en prendre ombrage, n’est-ce pas le fait de l’homme de bien ? » Confucius

Les activités du quotidien prennent le sens d’actes sacrés, d’actes de création : cuisiner, jardiner, prendre un bain, et même enseigner, monter un business… Tout est alors fait différemment, et mieux. Une fois que l’on s’est débarrassé du superflu, de l’attachement aux objets, on possède plus d’énergie, d’assurance et de sens dans ce que l’on fait.

 Deuxième partie: préparation au désencombrement.

Le tri identitaire
Avoir une véritable prise de conscience.

Quels seraient, tout en restant dans les limites de vos moyens, l’intérieur de vos rêves, votre style authentique, vos véritables besoins ? Vivez-vous ainsi ? Pour savoir que jeter, et donc que garder, il faut d’abord se connaître.
Toute idée imprécise, nébuleuse, implique le danger, de manquer son but, et de rester, malgré cela, insatisfait. Il est donc nécessaire de ne rien abandonner au hasard et de réfléchir posément à ce dont nous choisissons de nous entourer.
Ce n’est pas une tâche légère.
Qui êtes-vous aujourd’hui ? Comment désirez-vous évoluer ? Quels sont vos ambitions pour le futur, vos rêves ?
Accorder une attention soutenue à chaque objet que nous utilisons, à sa qualité, à la valeur que nous lui accordons est indispensable pour faire un vrai tri. À condition de ne pas trop se perdre dans les vieux cartons de souvenirs et de ne pas passer son après-midi à relire de vieilles lettres au lieu de débarrasser le grenier !
Éliminez tout ce qui ne fait pas partie de votre style de vie actuel.
Gardez peu d’objets : c’est la solution la plus simple pour créer un tout, un « ensemble » qui représente, plus que le total des parties, un organisme vivant dans lequel chaque élément est non seulement indispensable, mais représente votre essence, votre charme, votre aura, en somme, vous. Chacun de vos objets doit s’accorder avec les autres
Lorsqu’on demande à une personne quel serait son cadre de vie idéal, elle décrit presque toujours un mode de vie parfaitement réalisable, mais qu’elle n’applique pas. Pourquoi ? La réponse est souvent « mais je ne vis pas seul », ou bien « mais non, voyons, que penseraient les autres ? ». Atteindre son essence, certes, ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut procéder par étapes successives de désencombrement jusqu’à ce qu’il ne reste plus que ce qui ne peut absolument pas être évité.

Les possessions d’un Japonais à l’ère d’Edo.

À l’époque d’Edo, l’ère la plus fastueuse du Japon, chaque foyer possédait un lot bien déterminé :
un meuble de cuisine (provisions, ustensiles) ;
• un meuble à vêtements par occupant ;
• un petit coffre à usage personnel par habitant (lunettes, médicaments, correspondance…) ;
• une « table-boîte-plateau » (dont le couvert retourné devenait une table plateau), contenant la vaisselle personnelle de chacun (bol à riz, soupe, assiette à poisson, ramequin pour les légumes, tasse à thé et baguettes) ;
• un futon par occupant du foyer.
Quoi de plus à rajouter à cette liste pour nos contemporains, si ce n’est une télévision, un ordinateur, un téléphone, une machine à laver le linge , et un réfrigérateur (et encore… j’ai vécu parfaitement à l’aise sans, pendant vingt ans… !).
Une fois ces nécessités acquises, tout ce qui vient s’y ajouter apporte un degré de satisfaction décroissant.
Vous serez plus heureux si vous trouvez un mode de vie qui vous permet de rester maître de votre temps et qui dépend moins des choses matérielles superflues.
Mais le comprendre est une chose, le mettre en pratique une autre.
Quant à vivre ainsi pour le reste de ses jours , cela nécessite une totale métamorphose personnelle.

Les caractéristiques des « bons » objets.

Des objets ergonomiques et agréables

Ne gardez que quelques objets intimes et indispensables qui vous accompagneront tout au long de votre vie en vous apportant plaisir et service. Entourez-vous d’objets aux formes pures et sans âge, des objets de base indispensables, essentiels.
Pour obtenir le meilleur, il faut se défaire de tout le reste.

Ne rechercher que des objets « neutres » est un choix apparemment paradoxal, mais que ce soit pour l’habillement, la vaisselle, le mobilier, les couleurs ou les goûts, l’à peine perceptible, le fade, le neutre, le discret et le non voyant touchent les sens de façon plus délicate.
Les meilleurs parfums sont souvent les plus discrets et les plus naturels.
Si certains objets vous rappellent des choses négatives (dispute, accident…), les garder ne vous fait aucun bien.
Ne gardez que des choses vibrantes d’énergie, des choses que vous avez du plaisir à utiliser, toucher, des choses qui vivent (les plantes, le bois, les tapis en fibres naturelles, les pierres, qui sont de nature minérale et nous apaisent au contraire du contre-plaqué, du ciment, des matières chimiques ou artificielles…).

Nos objets « garde-fous ».

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? » Alphonse DE LAMARTINE

Certains de nos vieux objets nous sont familiers parce qu’ils ont incorporé une part de notre identité. Ils font alors partie de notre monde et acquièrent un sens puisqu’ils représentent un repère, nous protègent, en quelque sorte nous rassurent. Ils contribuent à la personnification de notre logis, même s’ils sont inutiles .
Les regarder, les toucher procure des émotions, déclenche des sensations, évoque des souvenirs, apporte du plaisir et des énergies positives, une joie émotionnelle très vive qui engendrent une vie joyeuse, heureuse et sans problème. Deux ou trois choses dans notre vie peuvent cristalliser notre unité personnelle, symboliser l’amour de nos proches, ou l’amour, tout simplement, que l’on a pour soi. Ce type d’objets représente pour chacun de nous un support et une source de nourriture spirituelle incroyable.
Si vous aviez, vous, à énumérer trois de vos propres garde-fous, quels seraient-ils ?

Une bobine de fil, une aiguille, une cuillère en bois, un pain de savon, un balai, un jean, un crayon de papier… ces objets intemporels ont été inventés il y a plus de cent ans. Et ce sont pourtant eux qui nous apportent le plus.
Ceux qui accumulent ont tendance à croire qu’ils ont de l’argent parce qu’ils possèdent des choses. Jeter revient pour eux à perdre de l’argent. Ils pensent que tout ce qu’ils ont est monnayable.

Prendre conscience des obstacles.

Nos peurs secrètes de faire le vide.
La peur de perdre de l’argent.
La peur de passer pour un pauvre.
La peur de perdre ce que l’on possède.
La peur de l’insécurité financière.

« Souvenez-vous toujours que très peu est nécessaire pour mener une vie heureuse. » Marc AURÈLE, Pensées pour moi-même
Posséder donne l’illusion d’être riche et le sentiment d’être reconnu dans une société qui valorise l’argent et le paraître.
Certains ne veulent pas se départir de leurs possessions de peur qu’elles ne prennent de la valeur un jour, et donc de perdre de l’argent. D’autres s’accrochent aux choses comme ils s’accrochent à leurs millions, même s’ils n’en ont pas besoin, tout simplement par avarice, par besoin de thésauriser, ou bien encore, dans le but de revendre plus cher. Ceux-là sont les plus pauvres. Ce sont des esclaves. En ne s’accrochant à rien, on est riche du plus grand trésor qui soit : la liberté.
À quoi sert l’argent ? À vivre confortablement, à assurer son futur et à savoir que l’on peut faire ce que l’on veut (voyages, études, séjours dans différents pays, donations, quitter son emploi, voire son conjoint…). Le rôle de l’argent devrait être de nous faciliter l’accès à d’autres formes de richesses, comme la liberté, par exemple. Que vous restera-t-il à la fin de votre vie, si ce n’est le souvenir de vos expériences ? Ce sont les expériences qui nous font évoluer. Les possessions, elles, ne font que nous faire stagner.
Si vous ne vous accrochez à rien, vous possédez tout, y compris la paix.

Les personnes qui réussissent dans la vie sont généralement celles qui prennent le plus de risques.
Demandez-vous : quel est le pire qui pourrait m’arriver si je jetais cela ? Serait-ce terrible ? Faites une prédiction sur ce qui pourrait vous arriver si vous jetiez un objet en particulier. Jetez-le et observez : ce que vous redoutiez de si terrible est-il arrivé ?

La peur de s’engager.

Jeter est un acte irrémédiable, un acte qui oblige à choisir. Pour certains, cela signifie l’abandon de quelque chose. Ce choix, si minime soit-il, crée une anxiété paralysante. Ils ne peuvent s’engager, choisir un style de vie, un lieu autre que provisoire. Ils rêvent toujours de quelque chose d’autre, n’accrochent pas leurs tableaux aux murs, ne défont pas leurs cartons, n’ont pas de meubles pour ranger, ne savent pas où placer leur canapé. La responsabilité les terrifie. Toutes ces personnes ne peuvent pas non plus se débarrasser de leurs possessions inutiles et gardent des cartons de vêtements, des casiers pleins de papiers et autres dont ils ne peuvent se séparer, même s’ils savent que ce ne sont que des bricoles sans valeur. Ils sont incapables de dire adieu à quoi que ce soit.
Mais cela ne relève pas autant d’un attachement sentimental que d’un problème d’engagement. Pour eux, même jeter une vieille chemise peut générer une grande anxiété. Ils se disent : « Et si j’en avais besoin dans un an ? » La peur de s’engager n’est pas une peur simple. C’est un ensemble complexe d’anxiétés, de soucis et de problèmes qui varient en composition et en intensité selon les personnes. Chacun a son propre « mélange » d’anxiétés mais, pour certains, jeter équivaut presque à une petite mort.
Alors, comment faire ? Tout d’abord, s’habituer à appeler sa maison « ma maison », déballer ses cartons, faire un gros tri et s’acheter de quoi « s’installer » au lieu de ne garder que du provisoire. S’engager ne signifie pas seulement dire oui, mais aussi non. C’est être capable de se demander pourquoi on s’accroche tant à ces choses, pourquoi on leur accorde une telle valeur. Des cent objets que l’on va jeter, il y en aura peut-être un ou deux que l’on regrettera. Mais on s’y habituera.

La peur de l’insécurité psychologique.

« Qu’il s’agisse de nourriture, d’habillement ou d’habitat, la simplicité dans les goûts est aussi une source d’indépendance et de sécurité. Plus vous vivez simplement, plus vous avez de sécurité pour le futur. Vous êtes moins à la merci des surprises et des revers de situation. » Charles WAGNER, La vie simple
La publicité fait tout pour nous enlever notre sens de la sécurité, nous faire croire qu’acheter va nous rendre plus heureux, plus beaux, plus aimés. Mais ce ne sont pas nos possessions qui nous apportent la sécurité.

La peur du changement, de l’inconnu, d’un nouveau mode de vie.

Une peur de l’avenir, une peur de l’inconnu, la peur aussi de voir le jour de sa propre mort se rapprocher. Jeter implique un changement, et dans le changement, c’est la mort des choses qui effraie, la disparition d’une partie de soi : la fin d’une relation, d’un emploi, d’une habitude, d’un rythme de vie ou d’une période à laquelle nous nous étions attaché. On s’accroche aux objets comme on s’accroche aux personnes, aux idées, à son éducation, à l’idée du bonheur. On a peur de l’inconnu, de l’insécurité.
La peur de se retrouver seul avec soi, de s’ennuyer sans les choses.
Nous ne possédons rien, en vérité, si ce n’est l’usage de notre corps, de nos sens et de notre esprit. Nous n’aurons jamais assez de toute une vie pour exploiter le potentiel illimité d’enchantement qu’il nous offre : la grâce du danseur, la souplesse de l’acrobate, le regard de l’artiste, la joie de l’athlète brisant son propre record, la subtilité du gourmet, la sensibilité du musicien… C’est souvent parce que nos sens sont sous-développés que la vie apparaît morne et triste. Débarrassez-vous de tout ce qui ne contribue pas à vos besoins essentiels pour vous adonner à d’autres occupations. Posséder moins donne envie d’étendre cet « art de la réduction » à d’autres domaines de sa vie. Lorsque vous ressentez de l’ennui, que vous sentez l’énergie en vous diminuer, cela signifie que vous avez utilisé toute votre énergie là où vous vous trouvez. Pour retrouver votre fraîcheur, changez d’endroit, portez de nouvelles couleurs, agissez différemment, bougez, réanimez-vous.
La marche est le summum de la simplicité: Nous retrouvons nos racines au contact de la terre, de ses rythmes simples. Cela peut être une forme intéressante de méditation qui, de plus, ne coûte rien.

Quand stocker a l’outrance devient un problème.

Pourquoi certaines personnes stockent à outrance?

Facteurs externes.

Enfance sans domicile fixe, ceux qui ont eux des vies malheureuses et qui s’accrochent à des parcelles de bonheur.
Ceux qui ont été abandonnés, les enfants de parents abusifs, ceux qui ont subis des sévices dans leur enfance.
Les objets servent alors de bouclier, de protection, les enfants de parents irresponsables, drogués, les enfants non désirés, ceux qui manque d’amour ou qui vivent un deuil, les problèmes héréditaires.

Peur et angoisse.

La peur de passer pour un gaspilleur, la peur d’être associé au contenu de la poubelle, le besoin de protéger les autres ou de leur donner quelque chose, ceux qui ont peur de penser ce qu’ils sont vraiment, ceux qui ont peur des guerres , des catastrophes, ceux qui ont peur du vide intérieur.

Peur de la mort.

Ceux qui veulent laisser un souvenir d’eux à la postérité, certaines personnes âgées, les personnes déprimées.

Le syndrome de Diogène ou victime de l’encombrement.

Passer à l’action.

L’inventaire du logis.

La cuisine.

Pourquoi garde t-on tant de nourriture dans les placards?
Ne possédez que des produits de bases.
Faites de la cuisine simple et votre marché, consommez des produits frais.
Jetez maintenant tout ce dont vous ne vous êtes pas servi depuis toutes ces années!

Ouvre moi ton réfrigérateur et je te dirais qui tu es!

Faites le menage dedans! 99% des choses sont bonnes a jeter…

Le congélateur:

Ne garder que ce dont vous avez réellement besoin

Toute cette nourriture consommée en trop qui rend malade!

La vaisselle.

 

Combien de personnes invitez vous à la fois?
Sept? et bien ne garder que de la vaisselle simple pour 7 personnes, par exemple une tasse qui servira au café ou au thé, bol, assiettes..

Les ustensiles indispensables:

Une ou deux poeles
Un chinois
2 plats a four
2 casseroles, 1 wok
Une marmite ou une cocote en fonte
Un moule a tarte
Un verre mesureur
Un vrai saladier de travail
Louche, spatule, cuillère en bois, 2 bons couteaux, une planche à découper
Les livres de recettes que vous ne faites jamais: au revoir!

Recopier sur un cahier les recettes que vous aimez.

Les gadgets de la cuisine.

Micro onde, friteuse, couteau électrique, aiguiseur électrique, mixeur à légumes, fouet électrique, hachoir électrique, robot marie, presse agrumes, appareil à gaufres, fondue, cocote minute, chauffe plat, machine a pain, ouvre boites électriques, cafetière électrique

Pour une alimentation saine, pas besoin d’appareil.

Les SDF de la cuisine:

Bouchons, pots vides, torchons, tous ces trucs qui trainent dans le fond des tiroirs..

Mangez, buvez et recevez plus simplement.

Les boissons.

Regrouper toutes les boissons: thé, café, tisane, apéritif, verres, tasses, mug, bol, filtres, cafetières, théières: un placard entier non, sans compter le service de la grand mère: vous vous en servez?

Les objets en plastique et autre polluants:

Si on n econsommait pas , n’importe comment, il n y aurait pas à recycler.

Les nécessités ménagères.

Les appareils ménagers.

Un aspirateur
Un lave linge , sèche linge

Une gazinière
Un fer à repasser
Un refrigerateur
Un petit mixeur

Le linge de maison.

Ne garder que 2 set de draps par lit, 2 serviettes de toilettes par personnes,

et quelques set invités

Donner le reste

Que le nombre de couettes, oreillers, correspondent au nombre de lit!
Donner les anciens rideaux, couvre lit, tout ce qui encombre vos placards.
Seul l’attachement empêche de se débarrasser du beau linge de famille..

Les produits d’entretien .

La plus part des maisons ont de quoi nettoyer un hôtel! Plus vous aurez épuré, moins vous aurez à nettoyer!

Les objets électroniques.

Garder un téléphone et un ordinateur portable! Tout y est!
Gardez une radio.

La déco et les meubles.

Les bibelots: un voyageur dépense un quart de son budget en souvenir qui prennent la poussière!

Les plantes d’intérieures.

Les tableaux et autres décorations murales.

Les meubles.

Les meubles dit de rangement, panier , classeur…

Les aires de rangement.

( cave, grenier, cagibi, remise, ..)

Les dessus de guéridon, commode..

et tout ce qui y traine.. boulons, fond de poche;.

Le désordre engendre le stress et la confusion.

Les placards.

Les placards sont faits pour des objets actifs et non passifs

Les objets personnels.
Les vêtements.

Tous les vêtements que vous ne mettez pas au moins une fois par mois en fonction des saisons
Faites vous une garde de robe hors mode.
Un bon manteau
Un manteau demi saison
2 jeans
Un chemisier en coton blanc
Quelques t-shirt
Quelques pulls
Une robe
Une juppe
Deux ensembles pantalons veste

Les bijoux et parfums.

Les produits de soins de beauté.
Les produits de pharmacie.
Le pack de secours:

Un pansement, une épingle à nourrice, fil aiguille, une paire de ciseau,
J’ajoute un couteau et les huiles essentielles de secours.

Les sacs.

Trois sac, un grand un moyen un petit.

Les objets indispensables.

Lunettes, portable, clés, porte monnaie, agenda, carnet d’adresses, mouchoirs

Les équipements de sport.

Débarrasser vous de ce dont vous ne vous êtes pas servi dans l’année.

Le matériel de bricolage et de jeux.

Les collections.

Les documents, papiers, photos, et livres.
Les papiers administratifs.

Durée de conservation des objets et documents.

Les livres.

Là est sans doute le plus difficile.. et si une carte d’abonnement à la bibliothèque faisait l’affaire?

Donner tous les livres que vous n’avez pas lu dans l’année.

Ne garder que vos livres de références

Les techniques.

Comment procéder.

Par où commencer?
Premier pas vers le désencombrement pour heureux.

Choisissez un endroit dans votre maison où l’exercice pourra se faire « en toute sécurité ».

Débutez par le tiroir « fourre tout ». Si vous vous sentez mal, analysez vos sentiments, vos émotions..

Attaquez vous à un tiroir, une boîte.
Renversez les …
Nettoyer au fur et à mesure.
Débarrassez vous au plus vite des grosses choses, le piano.

La technique des cartons ou des sacs.

Est il vraiment utile de garder des livres que vous ne lirez plus?

Si vous pensez avoir encore besoin d’un objet, mettez le dans un carton.

Entreposer le à la cave, mettez une date sur le carton.

Si dans un an , il ne vous a pas servi, dites lui adieu.

Préparez vous au grand ménage
Cartons, adhésif, c’est parti!
A jeter
A donner
A vendre
A recycler
A rendre
A faire nettoyer
En attente
Et remettez ce qui reste dans le placard.

Un seul tiroir fourre tout et un sac fourre tout avec ses affaires personnelles et de secours.

Les objets pour les quels vous hésitez encore:
Limitez vous à certaines couleurs
Fixez vous des limites par nombre
Pensez à ce que serait votre maison si vous n’aviez pas tout en double.

Dès que les besoins de base sont remplis, ce qui n’est pas nécessaire commence à se transformer en encombrement.

Ne posséder les choses qui vous sont nécessaires en un seul exemplaire.

Regrouper les choses par catégorie et par famille.
Faites vous aider
Partez faire un long voyage.
Déménagez dans une plus petite maison.

Les bons moments pour agir.

Jetez avec les saisons.
Prendre des décisions le matin, une pensée , une action . Agir , c’est comprendre que la sagesse ne peut s’acquérir que par la pratique et la mise en oeuvre des pensées.

Les décisions peuvent necessiter un temps de réflexion.

Le désinvestissement affectif.

Fixer vous des dates buttoir.

Ne vous séparez pas des choses si c’est à regret.

Que faire des objets à valeur sentimentale?

Les souvenirs, lettres de correspondance ancienne, les photos.

Après s’être désencombrer.

Attention à ne pas re-emplir
Faites savoir à votre entourage que vous cessez de recevoir et de faire de cadeaux.

N’achetez qu’après mure réflexion, faites la liste et attendre trente jours.
Pratiquez la frugalité.

Consommez mieux et moins.

Préparez votre mort à tout instant. Et n’encombrez pas égoïstement vos héritiers de vos objets, réglez vos affaires!

Ne laissez pas les autres décider pour vous en laissant ce fardeau aux autres.

Imaginez vous que vous êtes en voyage et vivez de la même façon!

Moins consommer : un acte politique

Conclusion:

S’alléger est une chose, se débarrasser au nom de la de la simplicité en est une autre

Avec trop on se perd, avec moins on se trouve.

 

Et ben , voila, y a plus qu’à… Avant donc le grand rangement de printemps, lisez ce livre .. une aide précieuse pour y voir bien plus clair!

Quant à moi, suis heureuse d’avoir lu ce livre en cette période d’emménagement bientôt dans “ma case a soins” . De plus il confirme le premier conseil donner dans le livret “7 conseils pour être acteur de sa santé”, et ça fait du bien en fait!

Partagez vos astuces de rangement et comment vous faites pour vous débarrasser. 

Du fond du coeur, Merci

Aimez , partagez, je ne sais pas si le mois prochain j’aurais le temps de vous résumer un livre ou si le blog changera de forme! 

 

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4 Comments

  1. Merci pour cet article. Après avoir lu ce livre il y a deux ans, j’avais bien vidé ma maison et cela fait un bien fou 🙂 Mais peut-être devrais-je aller faire de nouveau un tour dans certains tiroirs 🙂 Ta case à soins fait rêver. Bon emménagement 🙂

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