Quel voyage à changer ma vie?

Pour être aligné avec ses valeurs, l’humain a besoin de rentrer en résonance avec l’autre. Quoi de mieux que le voyage pour cela. Ce voyage peut prendre une infinité de forme. Je vais vous raconter le mien.

Vaste domaine, immense question.

Le voyage qui a le plus changer ma vie est sans aucun doute celui qui m’amène aujourd’hui à faire connaissance avec moi , à m’accepter et à m’aimer. C’est parce que c’est celui du moment!
Pour en arriver là, j’ai découvert les discothèques en Allemagne à 14 ans, l’amour-amitié en gambadant dans les bruyères d’Ecosse à 16 ans, la dictature et le délice des biscuits à la fleur d’oranger au Maroc à 18 ans, les pluies diluviennes et leur bruit assourdissant sur les tôles au Togo, la catastrophe écologique de la mer d’ Aral et les hommes qui dorment sur leurs chevaux en Ouzbékistan, les ponts qui s’écroulent au passage du bus et la prostitution des enfants au Vietnam à la levée du blocus américain, les aurores boréales avec le peuple des rennes et la lutte contre la déforestation dans la forêt de Finlande, les cigognes à Riga en Lettonie, la route interminable qui mène à l’hopital d’Ourossogui à la frontière de la Mauritanie au Sénégal où comme dans beaucoup d’endroit sur la terre,  les patients préfèrent dormir dehors devant l’hopital faute de moyens et de sécurité sociale, la biodiversité merveilleuse de la Réunion, les tortues géante de Mayotte et le canal du Mozambique, la terre rouge en Namibie, la folie de la ruée vers l’or dans l’ouest des Etats-Unis d’Amérique, la chaleur des cousins du Québec, la beauté de la ville de Jérémie à Haiti dévastée ,la douceur des collines et l’odeur des oliviers en Italie, les dragons de Komodo et les splendeurs des jardins sous marins en Indonésie, la folie des statues géantes de Bouddha et les magnifiques maraichages colorés en Birmanie, les palais et les foires au bestiaux en Inde, la magie du Machu Pichu, la beauté exceptionnelle de la Bolivie et le respect de la Terre Mère, les montagnes d’Argentine, l’immensité du Yukon et de l’Alaska, mais celui qui a peut être le plus changé ma vie est le Népal et le tour des Annapurnas.

Pourquoi cette drogue du voyage?

Sans doute parce qu’à chaque arrivée dans un nouveau pays, vous ne savez plus rien. Ni comment vous comporter, ni comment dire bonjour ou merci, parce que l’air est différent, parce qu’à chaque instant , vous avez un nouveau défi à relever: trouver où dormir, à manger, trouver un moyen de transport dans une langue et même parfois dans une écriture inconnue.

Pourquoi le Népal et le tour des Annapurnas?

Premier essai:

Je devais partir au Népal en novembre 2013, et je me suis luxé une épaule 1 mois avant le départ en passant par dessus un hamac après une soirée trop arrosée.. impossible de porter un sac à dos. Voyage annulé!
Le hasard a voulu que je croise cette année là, alors que je vis en Martinique, le guide que j’avais rencontré en Indonésie , à Paris, un dimanche matin. Il était accompagné d’un ami à lui, népalais. Je leur explique mon désir de faire le tour des anapurnas en novembre, pour mes 45 ans. Nous sommes alors en juin.
Ils me disent que je peut le faire.

Il faut passer un col a 5416 m, le thorong la pass.

L’épreuve de physiologie respiratoire:

Des années avant, partant seule en Bolivie , j’avais passer une épreuve de physiologie repsiratoire à Bobigny.
Ce test se déroule ainsi: on vous mets un embout dans la bouche, un casque transparent totalement étanche sur la tête, fermé au niveau du cou. L’oxygène qu’on vous apporte est alors seulement délivrée par l’embout que vous avez dans le bouche. Vous êtes sur un vélo et commencez à pédaler . Puis le pédalier se durcit sous la commande de votre examinateur . Vous bavez car il est impossible de déglutir sinon, plus d’oxygène. Puis votre examinateur vous fait grimper en altitude.. en appauvrissant votre air en oxygène. pendant cette heure de vélo, il vous raconte des tas d’aventure, de décès d’amis en altitude, d’exploit d’autres, vous explique tout sur le mal des montagnes. Bref arrivée à 6000m et pédalant comme un forçat, mon épreuve se termina, j’étais apte pour la Bolivie et ses hauts plateaux à 5000m.
J’avais demander à l’examinateur si j avais fait ce test par angoisse ou par raison. Il me répondait que ce test devrait être obligatoire dès 2500 m et à refaire tous les 10 ans. Les récepteurs au manque d’oxygène se trouvent dans nos carotides entre autres et nous ne sommes pas tous génétiquement pourvu du même nombre de récepteurs. Aussi, sans récepteurs et avec moins d’oxygène, aucun signale n ‘est envoyé à votre cerveau pour lui dire « vas y respire plus vite et plus intensément, faut pomper là ».. moi j’avais tous plein de récepteurs et pouvais augmenter la cadence de ma respiration en altitude..
donc pour le Népal, j’étais physiologiquement adapable et adaptée.

L’entrainement:

C’etait sans compter que je fumais, ne faisait pas de sport.
De retour en Martinique, je contactais immédiatement le compagnon d’une de mes internes qui est coach sportif. C’était parti pour 3 mois de préparation , avec des moment de désespoir et de petit record personnel.
Bref me voila début novembre à Katmandou.

Le tour des Annapurnas:

Je m’ étais inscrite dans un groupe.
Nous primes un petit bus. nous nous arrêtâmes dans un petit village où de nombreux jeunes hommes montèrent. Parmi eux, un tout jeune garçon avec un bonnet noir et blanc avec des pompons sur les cotés avait accroché mon regard. Il s’assit derrière moi, et quand je me retournais, il s’était déjà endormi. Nous arrivâmes dans un village , Najat, 1310 m. La nuit était tombée , c’était notre point de départ. Nous étions 12 touristes près à passer le col! On nous avait donner des sacs adaptés pour les porteurs.Nos affaires était individuellement maintenant dans ces sacs tous identiques. J’étais partie de Martinique avec 8kg .. soit 6 kg car je m’étais habillée déjà plus chaudement . Arrivée devant ma chambre, le jeune homme au bonnet noir et blanc ,à ma grande surprise ,m’attendait avec un grand sourire et ce que je supposais être le sac contenant mes affaires: Pramod serait mon porteur durant ses 15jours. Dans les passages vertigineux, il me disait “pas peur” et on chantait.
Les dieux étaient avec nous , nous marchions au milieu d’immenses vallées , sous le soleil radieux et chaud du Népal à cette altitude et à cette saison.

Pramod

La montée

Puis Dharapani, Chame, Pisang,Manag à 3500m. Là, c’était le dernier village où des véhicules motorisés pouvaient passés. Ensuite, les chevaux puis seulement les yaks.

manag

La nuit fraiche et magnifique à Leder( 4200M), tout va bien. Une étape extraordinaire jusque Thorung Padi , 4400m.
Arrivés à 4000 m, certains avaient du abandonnés. Le long du chemin de randonnée, il y a des gites à chaque étape et nous avions l’habitude de retrouver les autres groupes le soir. Plus nous avancions, moins il y avait et de marcheur et de place dans les gites et plus le froid de l altitude était présent. Les autres se lavaient, moi je pouvais à peine me déshabiller. Il y avait 2 jeunes australiens , sans équipement qui marchait souvent avec nous.
De notre groupe, 2 étaient déjà redescendus en hélicoptere, violacés par le manque d’oxygène.
A 4000m, j’étais métamorphosée, je galopais entre les pierres, passais sans plus aucune appréhension sur les ponts suspendus, j’étais impressionnée par le yaks.J’étais bouffie d’oedème! Dès qu’il y avait une petite cuisine dans une maison en pierre le long des chemins, je me collais contre le feu. Je mangeais toujours avec les guides :la cuisine népalaise est délicieuse.

cuisine

et nous fumions en fin de repas.. et oui, je fumais encore! j’étais la seule du groupe.
Puis viens la nuit , la dernière nuit avant le col. Il fallait dormir a 4400M, à Thorung Padi. l’eau était gelée dans les WC.. des wc à la turque avec une grosse bassine d’eau et une petite gamelle pour prendre l’eau dans le grande.. impossible avec l’épaisse couche de glace formée.

thurung pedi

Ma compagne de chambre avait froid aussi et avait fermée la porte de la chambre.. c’était une nouvelle compagne de chambre pour moi, mon ancienne ayant du abandonnée.Je n’avais jusque là jamais fermée la porte , la porte fermée a 4400! j’étouffais, j’étais tachypnéique, je lui demande d’appeler le guide Kamal, “je ne peux pas dormir, je ne montrais pas demain ». Il me répondit d’un air détaché” ok , tu sais déjà pour l’hélicoptère, tu l’appelleras quand il fera jour, je laisserais un porteur avec toi. Mais tu sais Andrée, des gens comme toi, j’en ai vu d’autres, demain tu passeras et tu arriveras devant nous tous ». La porte se referma. J’ étais assise sur mon lit, enveloppée dans une grosse couette, j’étouffais, c’était l échec!

Thorong la pass:

Mes compagnons se sont levés à 3H. Je suis aller les voir pour leur annoncer ma décision à la surprise de tous. La veille je galopais et aujourd’hui, je renonçais. Je leur donnais mes rations , mes chaufferettes, ma lampe frontale. et malgré les insistances, je restais là, regardant le serpent formés par la lumière de leur lampes frontales qui s’éloignait doucement. Kamal n’avait pas voulu que Pramod reste avec moi car il n’avait jamais pris l’hélicoptère. je m’étais effondrée en larmes , nous avions tous 2 protestés. Ce n’était pas l’heure de la séparation, pas aussi brutalement, pas comme cela! Raju prendrait l’hélicoptère avec moi, il n’y avait pas à discuter ni à faire perdre de temps à l’équipe. Il fallait passer le col avant 11H du matin. Le mois précédents une avalanche avait eu lieu avant le col, tuant 39 personnes.
Un autre gite était à 4900 m juste après un montée très raide, environ à une heure de marche. Je regardais toujours la lumière des frontales dessiner le relief de cette ascension. Je dis à Raju, “montons à 4900 au prochain gite, j’aurais été au moins jusque là, mais je ne prend pas mon sac » Il me dit « on y va, prends tes affaires ». Je manifestais à nouveau « non je n’ai pas la force ». Il me redit « tu montes et tu prends tes affaires ». Il n’y avait plus rien a dire , c’était la condition. Me voila avec mes 6KG et l’eau . Mais je n’ai plus ma frontale. Je rentre dans la cuisine du gite et regarde ceux qui sont encore là et demande si quelqu’un peu me donner un lampe. Quentin un jeune homme de 18 ans , me répondit « je suis malade depuis 3 jours, je respire mal et je tousse, j’ai entendu dire que tu étais médecin , si tu marches, je marche avec toi ». Je lui répondais d’un air sec et autoritaire que je n’étais pas une assurance vie, que je n’étais pas en forme et que j’avais besoin d’une lampe frontale ». Il se leva, me tendit sa lampe. J’ étais en tête de ce groupe de 3! Arrivée au dernier gite à 4900, je retrouvais un groupe de 3 avec lesquels nous avions l’habitude de parler souvent sur les chemins , un d’eux s’appelait Steven , un autre Maurice, j’ai oublié le prénom du 3e. Ils partaient juste quand nous arrivions à leur hauteur . Il faisait encore nuit. J’étais heureuse de les voir. En fait, je venais de bien marcher avec mes 8Kg, j’avais envie de vomir. Ils me dirent « allez Andree on y va”. Je regardais Quentin et Raju et leur dit que j’avais envie de vomir et que j’avais peur. Ca y est, c’était dit »j’avais peur ».Raju me dit que hier pour la première fois, je n’avais pas manger avec les porteurs mais avec les touristes et que j’avais envie de vomir à cause de cela. La veille au soir, j’avais à peine été capable de manger 2 bouchées de pizza, j’avais froid , j asphyxiais et j’avais déjà la nausée.. bref j’avais le mal des montagnes et j’avais peur, peur de mourir dans l’immensité de ces montagnes, les plus hautes sur cette terre. Je regardais mes compagnons et puis je ne sais pas pourquoi, j’ai éclaté de rire , j’ai jeté mon sac sur mes épaules, et j’ai dit « on y va »..

fin de la peur

ce fut ma plus belle journée de randonnée de toute ma vie.. un dernier regard sur la dernière colline enneigée avant que le soleil nous éblouisse, et un pas après l’autre toujours plus haut. Pas de téléphone satellite, pas d’hélicoptère, nous étions tous les 3…le long du chemin , un homme faisait des aller-retrour avec un caisson gonflable pour le mal des montagnes. On avait fait sa connaissance quelques jours auparavant. Il arriva à notre hauteur.” Andrée tu es là, c’est génial!” Il me serra dans ses bras et retourna en avant , prévint le compagnon de Quentin et leur guide puis rejoint Kamal a qui il dit que j ‘arrivais.il ne fut pas étonner.
Le compagnon de Quentin l’a attendu à 5000 m dans une petite cabane en pierre où le thé chaud fumait. J’ai décidé de ne pas m’arrêter, ne plus jamais s’arrêter. un pas après l autre, on se retrouverai à Muktinath.. Je demandais à Raju si c’était le col qu’on voyait au loin. Il me repondait « twenty minutes « et ce petit jeu à durer 6H.
A un moment j’ai été prise de coliques et lui dit que je devais faire mes besoins . Il s’élogna, j’étais seule, les fesses à l ‘air dans l’immensité blanche. Il me felicita pour mon esprit encore très clair et nous avons été pris d’un énorme fou rire.
Soudain, c’était bien le col! oui devant nous!

col

ma première pensée a été pour Pierre Niels qui m’avait entrainée ses 3 mois. C’était fou. En écrivant ses lignes suis émue.
J’étais en train de réussir, j’avais 45 ans depuis 3jours, j’allais être à 5416M au dessus de la mer. Un pas après l’ autre! et arrivée en haut, Kamal était là . Il avait laissé partir le reste du groupe qui venait juste de passer , il m’avait attendu! Nous nous sommes embrassé, nous étions remplis de joie. Une photo, des prières , un thé, et je leur dis « je ne reste pas là, ce n’est pas compatible avec la vie ici »,

5416

Raju partit en courant, Kamal d’un pas rapide pour rejoindre le reste du groupe. J’accélérais le pas.. remplie d’une joie immense et d’une gratitude sans fin. Je rejoignis rapidement le groupe . Ils étaient tous allongés dans l’herbe, l’air paisible et heureux!, ils avaient tout manger, pas une ration ne restait pour moi. C’était sans importance, je les laissais à leur rèverie et poursuivais mes 6H de descente, comme portée par les dieux. Je croisais un type incroyable avec ses amies, Agator Terry, il ressemblait à un mousquetaire, avait de petites chaussures, nous étions tous heureux.J’arrivais ainsi la première à destination et tombais dans les bras de Pramod. Quentin arrivait quelques heures après pour trinquer avec nous!et qui étaient là: les australiens, Steven, Maurice et tous les compagnons du 1e jour!
Le lendemain, dernière étape pour Jomosom ,tous portés par une joie immense. Nous primes le bus puis l’ avion , retour à Katmandou.

Pendant la descente j’écoutais cette musique: https://youtu.be/7i3UQkRf87Q, ne me demandez pas pourquoi, mais c’était merveilleux!

Au Népal, à la fin d’un trek , on chante cette chanson: https://youtu.be/wupWHgg9lng

Un avant et un après.

Voila, ce voyage a changé ma vie car « j’ai réussi’” je me suis prouvée qu’un pas après l’autre on peut tout faire! dans l’effort on est seul, c’est toi qui fait l’effort et pas l’autre pour toi! et ensemble on est plus fort! Un immense merci à tous ceux que j’ai croisé sur ce chemin et qui m’ont aidée !Sans vous , qui sait !?

Je devais repartir voir Pramod au printemps suivant. Mon compagnon de l’époque ne souhaitait pas aller au Népal. J’avais mon billet d’avion. Je n’y suis pas aller, mon compagnon et moi nous sommes quittés. Le jour de mon retour, j’aurais du être à Katmandou, c’était le 25 avril 2015, jour d’un terrible tremblement de terre. Un de mes amis y était, avec gynécologie sans frontière. J’ai passé 3 jours et 3 nuits connectée et grâce à internet, j’ai pu aidé un peu Pramod et ses amis à se retrouver en ville ,à se mettre à l ‘abri, à trouver des points d’eau , de quoi manger. Internet fonctionnait, c’est fou! Mon ami Tom a réussi à le voir. Tous ensemble, avec pleins d’amis et d’anonymes, avec l’aide ensuite d’Alizée qui était rentrée elle aussi juste avant le tremblement de terre, nous avons réussi à récolter de l’argent pour aider à la reconstruction d’un hopital avec “Action Kharikhola « 
Déjà 2ans. Je sais que je reverrai Pramod.

Voila, j’espère que ce voyage vous donnera l’envie de voyager et de ne jamais abandonné!
Surtout si vous voulez profiter de l’altitude , faites l’épreuve de physiologie respiratoire !

Cet article participe à l’événement ” Le voyage qui a changé ma vie ” organisé par le blog TravelMotiv.

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Catégories : Mieux vivre

10 commentaires

Hili · 5 septembre 2017 à 5 05 47 09479

Il est génial ton article ! Il est 6 h30 du matin, je dois préparer le petit dej des kids et…je suis en retard parce que j’ai lu jusqu’au bout ! Happée par tes aventures ! J’adore !👍

    Andrée Leseur · 5 septembre 2017 à 6 06 36 09369

    ah génial merci!!! tranquille avec les enfants quand même!!!bonne journée!

Elise · 5 septembre 2017 à 9 09 55 09559

Très agréable lecture ma Dédé , ça donne envie de se dépasser et de réussir ses défis !
Tu me donnes une volonté de bâtante ce matin , merci 💙

Agathe · 5 septembre 2017 à 13 01 32 09329

Magnifique récit. La montagne est pour moi le symbole de la force de La Nature! Elle est belle et reste La seule à me donner ce sentiment d’humilité face à la Terre.

Herpsont Marie No · 5 septembre 2017 à 16 04 36 09369

Salut Dédée tu m’as transporté avec ton récit bravo pour ton exploit j’étais accrochée à la lecture de ton histoire merci et raconte encore bises Marie No

Doris DAY · 6 septembre 2017 à 15 03 03 09039

Merci à toi . Ce voyage a été aussi pour moi une magnifique et incomparable expérience: des paysages grandioses, des rencontres enrichissantes, ….

GOUEL Isabelle · 9 septembre 2017 à 0 12 53 09539

Formidable ! Tu le racontes avec tant d’intensité, ça m’a replongé dans l’émotion de ce périple ! Moi aussi j’ai fait ce treck. Dur, très dur. Avant le Thorong la Pass je devais m’arrêter environ tous les 10 pas tellement mon coeur manquait d’exploser ! Mais quelle joie immense d’y être arrivée ! Une belle leçon de vie.

roger · 10 septembre 2017 à 12 12 48 09489

génial j’ai redécouvert en écris avec tout les détails ce que tu ma si bien raconter avec intensité.merci pour cette immersion et cette leçon de courage.

Philippe hublier · 11 septembre 2017 à 23 11 14 09149

Salut dédée , je l’avais un peu entendu de ta bouche cette experience de vie, et ici la maniere dont tu racontes m’a porté à finir de tout lire , bien que je sois dans mon lit ….😃
En toute objectivité etait ce la volonté ou l’ivresse de l’altitude ou les gens qui t’ont accompagné qui t’ont permis d’aller au bout ?
Je t’embrasse

    Andrée Leseur · 12 septembre 2017 à 8 08 31 09319

    alors là, a ce moment là, y a pas trop d’objectivité! échouer aussi près du but alors que je savais que physiologiquement je pouvais passer, c’était difficile à avaler! sincèrement je me souviens du moment où j’ai accepter ce sentiment de peur, et a partir de là, c’était gagner! accepter ses faiblesses et sa peur de mourir! je pense que la clef était là!simplement accepter ce qui est, réaliser que les peurs ne sont pas fondées, et y aller! alors là, c’était la peur de mourir loin de vous dans des montagnes immenses.. et comme tu le sais , dans notre quotidien, ça peut entre la peur du jugement de l ‘autre, la peur du manque d’argent, d’amour ou autre.. bref toutes ces peurs infondées qui nous paralysent! on accepte, on reste dans l’instant présent et hop, le bonheur se trouve juste derrière la peur!

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