Le livre qui m’a le plus inspiré : sans aucune hésitation:

“Soudain, seuls” d’Isabelle Autissier. 

Cet article participe à un carnaval d’articles inter-blogueurs ayant pour thème : Quel est le livre qui m’a  inspiré dans ma vie ? ” organisé par Katia du blog Routines Plaisir. Cliquez sur le lien suivant pour découvrir d’autres articles ayant pour thème un livre qui a inspiré ma vie.

Comment j’ai rencontré ce livre?

Comme vous le savez , le diète médiatique est bonne pour le cerveau. Je me suis donc appliquée cette méthode  depuis plusieurs années: plus de télévision! Sauf une fois de temps en temps, histoire d’essayer de comprendre de quoi se nourrissent la plus part des gens que je croise.
Et puis un soir de 2015 il me semble, j’allume donc ma petite télévision, je zappe, et je tombe sur une émission « la grande librairie ». Que d’invités qui inspirent le voyage: Isabelle Autissier, Michel serres, Dan O’ Brien, Patrice Franceschi. Michel Serres présentait « la gaucher boiteux », Patrice Franceschi « première personne du singulier’ et « mourir pour Kobané », Dan O’brien « wild idea ».

C’est celui d’isabelle Autissier qui va éclairer ma vie ! Soudain, je n’étais plus seule!

Soudain, seuls

Ce soir là, Isabelle Autissier présentait son nouveau roman « soudain, seuls »

4e de couverture:

Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde. Une île déserte, entre Patagonie et Cap Horn.Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar. Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent soudain, seuls. Les nouveaux compagnons: des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats. Comment lutter contre la faim et l’épuisement? Et si on survit, comment revenir chez les hommes? Un roman où on voyage dans des conditions extrêmes, où on frissonne pour ces deux Robinson modernes. Une histoire bouleversante.

Notre rapport à la nature, à l’amour, au couple , à l’aventure. 

C’est donc l’histoire d’un couple: oh oui, assurément ces deux là s’aiment. Ludovic et Louise ont trente ans. Ils habitent le 15 e arrondissement de Paris, ils rêvent de nature de liberté. Enfin ils partent , le monde est leur terrain de jeu.
Leur grande aventure est de partir à la voile pour un tour du monde.
Elle, son truc, c’est l’escalade, .
Entre la Patagonie et le Cap Horn, il font escale sur une ïle inhabitée, une réserve naturelle où on n ‘a pas le droit d’accoster, où personne ne vient, où il y a un endroit extraordinaire à escalader.

Le naufrage :

Ils jettent l’ancre, et avec l’annexe, accostent sur cette île. Ils avancent vers le spot d’escalade. Soudain, le temps se couvre. Elle lui dit « rebroussons chemin, le temps devient mauvais » . Alors, Il lui répond « mais chérie, c’est toi qui a voulu venir là, arrête avec tes angoisses, allons y ». Ainsi, ils  poursuivent leur chemin, la tempête éclate, ils remontent dans l’annexe pour retourner au bateau. Les vagues les rejettent sur la terre, impossible de rejoindre le bateau. Elle se blesse alors à l’épaule, ils sont trempés , ont froid.
Ils décident alors de se réfugier pour la nuit dans une ancienne base de recherche désaffectée, humide, nauséabonde car des éléphants de mer y dorment , c’est moisi, ça dégouline. Un vieux matelas est là, ils s’y blottissent pour la nuit.
Enfin le jour revient, le temps est parfait, la chaleur du soleil est agréable. Ils regardent dans la direction où se trouve leur bateau, et là, plus rien , plus de bateau, nul part…. emporté par la tempête.
Soudains seuls, sur une île où personne ne vient.C’est bientôt l’hiver.

La nature n’est ni hostile ni amicale, elle est!
Soudain, ça dérape, ça bascule de manière fulgurante.
Dans notre société, on a l’impression de tout  maîtriser , et si ça ne va pas, on a le téléphone portable pour appeler de l’aide. Cette société refuse , rejette le risque .
Ils n’ont jamais imaginé cette situation.
On cherche l’aventure mais sans la chercher complètement. La nature, on y va de moins en moins ou pendant les vacances avec une assurance et un téléphone. Quel est aujourd’hui notre rapport à la nature? 

La nature se moque bien de la présence de l’humain , si petit et si fragile. Elle y survivra toujours, n’a pas besoin de s’adapter car c’est elle qui est l’essence même de la vie.

manchots

manchots et Andrée

Un homme et une femme qui s’aiment.

Pas de vêtements, le froid, pas de fruits: vit-on l’un pour autre ou l’un contre l’autre? Y-a-t-il de la place pour les 2?
L’ instinct de survie personnel infuse dans l’esprit.
La morale et l’altruisme disparaissent, tous les codes sociaux disparaissent, tout ce qu’on a appris socialement ne sert plus à rien.Il n y a plus ni jugement ni regard extérieur. Vont-ils rester là éternellement?
Ils créent des rituels pour se dire qu’ils sont encore humains puis tout se délite, tout devient plus brutal.
Le temps passe ,il faut manger.Il n y a que des manchots et des otaries.
Comment passe- t-on de contrôleur fiscal et  chargé de communication à  trappeur?
L’ instinct et la brutalité refont surface très vite.
Ils ne savent rien faire en rapport à la nature.
C’est une mise à l’épreuve de l’amour.

Que faire: attendre? S’inscrire dans la nature? Comment survivre en milieu hostile? En pleine nature, brutale? Qui peut survivre? Pourquoi certains survivent?

Le suspens est intense.

La nature a tout son temps, nous humains nous sommes pressés
S’en sortir, c’est s’inscrire dans le temps et faire avec sans  trop se poser de question
Vivre seul ou mourir à deux?
Méfiez vous des chemins qui vous semble faciles.

Isabelle Autissier

-1991, elle réalise l’ l’exploit d’être la première femme à faire un tour du monde en course. 1999, Giovanni Soldini vient la récupérer alors qu’elle a chaviré. 

Ce roman fut le premier que j’ai lu après des années à ne lire que des livres techniques de médecine, je l’ai dévoré en 2 jours.. Je le relis par chapitre de temps en temps. Un chef d’œuvre.
Merci Isabelle Autissier

Bonne lecture.

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Du fond du cœur, merci.

 

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Catégories : livre

1 commentaire

Katia · 23 janvier 2018 à 10 10 56 01561

Super, ça donne envie de le lire! Merci Andrée! “Cette société refuse , rejette le risque ” j’aime beaucoup cette phrase, on veut tout contrôler, mais à force de le faire, on perd parfois ce qui fait la beauté de l’existence, inattendu! 🙂

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