Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner: 1e partie.

Dans mon défi, , chronique de 12 livres, celui là est le premier, car sans lui, rien n ‘aurait été possible:

Lorsque j ‘ai compris que je ne retournerais plus aux urgences exercer mon métier de médecin urgentiste, épuisée, je devais  être suivie par une consoeur, psychiatre. Après 3 semaines, je me forçais à conduire pour aller jusqu’à son cabinet. Tout me demandait des efforts extrèmes: conduire, faire du calcul mental, trouver mes mots!
Elle me dit que c’était normal si j’avais l‘impression d’être démente. Elle me rassura sur le fait que je n’avais pas fait un AVC. J’étais épuisée, arrivée au bout de mes ressources, plus de neurotransmetteurs, bouffés par le stress chronique. Cette question me préoccupait tellement mon trouble était profond. En sortant de chez elle, je décidais sur le chemin du retour , de m’arreter et d’aller flâner à la librairie antillaise du rond point. Un vendeur me demanda si j avais besoin d’aide. Je lui répondais que je regardais simplement les livres et que j ‘avais un immense plaisir à prendre mon temps. Je ressortais de la librairie avec 3 livres:« Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner”, “se reconstruire après un burn out”, et “le syndrome du sauveteur “.
J’ai commencer par lire « votre cerveau n’a pas fini de vous étonner ». Et j’ai compris que je n ‘étais pas foutu. Tout ce que j’avais appris lors de mes études de médecine était remis en cause. Un immense espoir naissait en moi. Je venais de mettre le premier pas sur le chemin de la guérison. C’était le 3 avril .

Comme annoncé dans mon défi, je teste tout ce que je vous écrit, vous offrant ainsi des méthodes pour « aller de l ‘avant ».

Ma premiere activité après mon burn out a été de me lever et de bouger mon corps, bref d’essayer de faire un peu de sport. Comme expliquer plus bas, c’était un bon début pour m’en sortir. Puis j ai arrêter de fumer contre l’avis de mon psychiatre. Mais pour moi, c’était indispensable pour que mon cerceau se relance!

Ce livre est une source d’espoir et une méthode pour muscler son cerveau.

 

votre cerveau n'a pas fini de vous étonner

votre cerveau n’a pas fini de vous étonner

Phrase résumée du livre:

Notre cerveau est élastique, peut se reconstruire, apprendre, inventer et est social. Il n’existe qu’en résonance avec les autres, est constitué pour entrer en empathie avec les autres. L’homme peut donc agir sur l’évolution de son cerveau. Ce livre nous donne un aperçu sur les nouveautés les plus frappantes sur le fonctionnement de notre cerveau.

Les auteurs:

Boris Cyrulnick

né en 1937: médecin, neuropsychiatre et ethnologue, professeur en université à l’université du Sud-Toulon-Var ,psychanalyste, promoteur du syndrome de résilience.

Pierre Bustany:

né en 1955, neuro physiologiste, neuropharmacologue au CHU de Caen, spécialiste en neuro imagerie, notamment l’imagerie des neurones en miroir, en stress, troubles relationnel, choc amoureux, et traumatisme psychique de la petite enfance.

Jean-Michel Oughourlian:

né en 1940, neuropsychiatre à l’hôpital américain , professeur de psychologie à la Sorbonne, membre de l’académie française, spécialiste de la question du mimétisme.

Christophe André:

né en 1956, psychiatre qui introduisit la méditation à l’hôpital Saint-Anne, promoteur de la psychologie neurocognitiviste, comportementale et humaniste.

Thierry Jansen:

né en 1962, chirurgien urologue devenu psychothérapeute.

Patrice Van Eesel:

présente ces recherches sous formes d’entretien avec ces 5 chercheurs et médecins réputés.

A)Chapitre 1:
Notre cerveau est plastique. Nos neurones se remodèlent et se reconnectent jusqu’à la fin de notre vie.

-Norman Doidge, psychiatre à Toronto,

dans son livre « les étonnants pouvoir de transformation du cerveau », montre que l’élasticité de notre cerveau dépend de notre gout pour le nouveau et notre capacité à l’empathie.

-Pierre Bachy Rita

en 1959 fait un AVC. Son fils qui a étudié la médecine , la psychopharmacologie, l’ingénierie bio médicale, réapprends à son père à marcher comme pour un enfant. D’abord en rampant au sol, puis à 4 pattes. Un an après , son père rejouera du piano et donnera des cours à la fac . Quand il mourra , son autopsie montre que l’AVC a détruit 97% des neurones qui commandent sa moelle épinière et que les 3% restant se sont développés au point de remplacer les autres.

-Michael Merzenich

suit les travaux de David Hubel et Torsten Wiesel( prix Nobel de médecine en 1981): ces derniers prouvent que la spécialisation du cerveau n ‘est pas à 100% déterminée génétiquement ,que tout ce joue dans les premiers mois de vie. Une fois structuré, les réseaux neuronaux sont figés à jamais!
Michael Merzenich prouve le contraire grâce au progrès de l’imagerie cérébrale, notamment l’IRM fonctionnelle.

Il prouve que nos aires cérébrales changent en quelques mois, semaines, jours.
Le prix Nobel reconnait son erreur. Michael Merzenich va développer la méthode « Fast For Words »: en suivant les exercices, des personnes déficientes verbales ou mentales, vont se rééduquer et guérir:

-ne jamais cesser d’apprendre
-se méfier de la pollution sonore
-ne pas se décourager devant la lenteur du processus qui évoluera par palier
-comprendre que les médicaments peuvent aider mais ne remplacent pas l’exercice
-éviter l’hypertension artérielle, le diabète, le cholestérol, le tabac qui sont des ennemis la plasticité neurone
-aimer les aliments anti-oxydants, l’activité physique, le calme, la gentillesse, le rire et l’empathie.

2004:Pierre-Marie Lledo,

de l’institut Pasteur, découvre comment les nouveaux neurones après être nés dans les profondeurs du cerveau, migrent vers les zones qui en ont besoin, guider par des molécules de ténascine. Ils vont d’abord vers le lobe olfactif puis ils deviennent des neurones opérationnels. C’est en étudiant pourquoi les odeurs sont si fortement liées nos réminiscences, qu’il a fait cette découverte.

Donc n’importe quelle zone du cerveau est modulable, les différentes zones du cerveau spécialisées peuvent se remplacer les unes et les autres. Sous l’influence d’émotion, de pensée, d’actions diverses, des nouveaux neurones peuvent se developper, multiplier leur connections, se remplacer les uns les autres.
La neurologie a d’abord été développée avec une vision rigide, si une zone était touchée, c’était fini.

Ainsi, en lisant cet article , vous modifiez vos neurones!

 

B)Chapitre 2: entretien avec Boris Cyrulnik:

« donnez de l’affection à un enfant, ces connexions synaptiques pousseront comme le blé qu’on arrose »

1) Il est possible de renaitre après une très grande souffrance traumatique .
Quand j’ai étudié la médecine en 1950, on apprenait qu’un cerveau touché était foutu.

-1949: Dr Egas Moniz

invente la lobotomie. Il décide qu’en sectionnant le lobe préfrontal des patients, il guérirait la folie. Il obtient le prix Nobel de médecine en 1949.
Les dernières lobotomie en France datent de 1971.
Actuellement en France, on observe environ 1000 lobotomies provoquées par des accidents de la vois publique. Elles sont objectivées par l’imagerie et on sait ainsi exactement quelle zone est détruite. Une zone très sensible est celle des amygdales , zone du cerveau qui gère le émotions, la rage, la peur, la joie, la contrariété. Des patients disent «  je regrette l ‘époque où je souffrais, au moins je me sentais vivant » d’où la question philosophique, sommes nous heureux sans souffrance?

-Henri Hécaen et Juliande Ajuriaguana

ont inventés la neuro psychologie.


12 enfants , part accident, ont perdu le lobe temporal gauche qui contient la zone du langage, l’aire de Broca, avant d’avoir appris à parler .ILs ont tous eux un apprentissage du langage normal: une autre partie de leur cerveau a donc remplacé la zone manquante.
Autre exemple, un aveugle qui apprends le braille et qui lit avec ses doigts, a , en imagerie, la zone cérébrale de la vision, l ‘aire 19, qui s’allume. Ce n est pas la zone du toucher , la zone pariétale qui fonctionne mais bien son aire visuelle.

 

2)Quel rapport avec le concept de résilience la plasticité neurone?

On peut parler de résilience neuronale, psychoaffective et socio culturelle. Ici, nous parlons de résilience neuronale.

-Hubert Wiesel

a montré que l’absence de stimulation périphérique créait une atrophie cérébrale .
Les enfants que j’ai pris en charge , placés en état d’isolement et privés totalement d’affection ( orphelins), ont d’importantes atrophies frontales et limbiques, équivalent à des lobotomies . Un enfant privé de sécurité , interprète toutes les informations comme un danger, a peur de tout, sécrète trop de cortisol, qui provoque un œdème des cellules du rhinencéphale et les détruits.

-Hervé Allain ,

neuroradiologie a prouver que, après un an, chez ses enfants placés en famille d’accueil, et vivant une vie où on leur parlaient, le touchaient, témoignaient de l‘affection, le cerveau se modifiait et l’atrophie disparaissait.
L’atrophie des cerveaux des orphelins mis en situation d’isolement sensorielle, comme leur résilience ultérieure sont les preuves de la plasticité neurone et corticale.
On a découvert une zone de fabrication des neurones qui fonctionne jusqu’à notre mort même en cas de maladie dégénérative comme Alzheimer, et de plus les nouveaux neurones se reconnectent.
L’intelligence, la sensibilité, l’empathie, toutes les fonctions psychiques dépendent du degré d’interconnexion.

 

3)Quel rapport entre cette résilience neuronale et la résilience psychoaffective et socio culturelle?

La volonté de vivre émerge de l’empreinte d’une relation avec quelqu’un d’autre. Si on s’occupe d’une population d’enfants abandonnés, on aura 70% de résiliants et 30% d’échec. Si on ne s’en occupe pas, on aura 80% de destins détruits.

4)Vous faites donc partie de ceux qui à cheval entre la pharmacie( seuls les médicaments comptent) et le divan ( seule la paroles comptent), ont du s’attaquer au dogme du cerveau figé dans sa boite noire. Nous savons maintenant que le système nerveux central, demeure plastique et vivant de la naissance à la mort. Il y a de même des étapes décisives après la naissance?

Dans les premiers mois de la vie, la moindre information fraye un canal comme disait Freud. Le maillage se fait entre des dizaine de milliers de cellules ouvrant un nombre incalculable de pistes. Quand la même information arrive une seconde fois, elle prend très facilement le canal déjà ébauché, et tout s’accélère.

Chez l’humain il y a 4 périodes sensibles:

-la première, correspondant au bouillonnement synaptique avec l’intégration du langage.Tout enfant apprend sa langue maternelle en 10 mois: 3000 mots puis la grammaire puis les accents. Le fraysage neuronale est à son maximum.
-La seconde période est de la naissance a la mort: l’hyper émotion suscite une hyper mémoire, il se passe alors un bourgeonnement intense.
-La troisième période ressemble à la précédente mais ne se renouvelle pas: c’ est le premier grand amour.
-La quatrième couvre l’adolescence et ses découvertes.

Ce qui abime le plus les enfants , qui fait éclater leur neurones, c’est la négligence affective quotidienne. Elle est très lente, délicate à observer. L enfant est seul. On n’ en parle pas car il n’y a pas d’événements croustillants,et cette négligence est difficile à détecter.

 

5)Notre cerveau est neuro sociable. Depuis la découverte des neurones en miroir et de neurones en fuseau. Si je discute avec quelqu’un et qu’on s’entend bien , nos mêmes zones du cerveau s’allumeront. De même si nous nous haïssons et nous disputons. Ces découvertes n’ont elles fait que confirmer ce que vous saviez déjà?

Il est certain qu’un seul cerveau , même sain , ne fonctionne pas. Il lui faut au moins un autre cerveau pour se developper.

1996 Pr Giacomo Rizzolatti,

découvre le principe des neurones en miroir par hasard, en mangeant un sandwich face à un macaque qui a un casque à résonance magnétique sur la tête. Quand il tend sa main vers le sandwich, la zone F5 du cerveau du singe s’active, le pied de la frontale ascendante, comme si lui même levait sa main droite pour prendre le sandwich alors qu il est immobile . Le spectacle des humains qui mange lui donne tout simplement faim. Ce n’est pas la zone de la faim qui s’allume mais la zone de la main.Et si ce n’est pas un sandwich mains un stylo , rien ne se passerait.
Il en est de même pour un enfant . Un enfant seul ne parlera jamais. A force d’entendre des mots autour de lui, vers 10 à 12 mois, il pointera le doigt vers un objet signifiant et interpelle la figure d’attachement . Il tente l’aventure de la parole. Tous les bébés pointent, contents de partager leur cerveau avec celui de la personne référante. Le père, la mère, prend l’enfant dans ses bras, aussitôt le bébé désigne quelque chose. Le parent reformule «  ah la poupée, le bonbon… »une préparation linguistique se mets en place, bien avant la parole.qui est la base de sa sécurité
Puis vers 18 à 20 mois, l’enfant comprend que des sonorités désignent des objets qui ne sont pas là, , le bébé est interloqué jusqu’à l’explosion du langage.Les mots ont un effet de résonnance.

Un skieur qui se prépare à une descente, il la visualise, et se la décrit «  là je tourne, là, je fonce, une bosse… ».On peut enregistrer son  cerveau durant cet exercice ainsi que  la réponse de ses réseaux neuronaux. C’est ce qu’on appelle préparation biologique à l ‘action. Une représentation mentale modifie donc le corps. Ainsi, lors de psychothérapie, le fait de nous recentrer sur nous mêmes pour communiquer avec des mots, modifie notre maillage neuronale, donc nos pensées, nos croyances, attitudes, comportements;

6)Ces nouvelle découvertes peuvent elles nous aider à mieux élever nos enfants?

Aujourd’hui, l’épigénétique nous dit  que nos gènes ne déterminent que partiellement ce que nous sommes, car nos gènes s’expriment ou pas en fonction de notre environnement.
On sait que les enfants qui sont sécurisés et aiment la routine auront de bons résultats scolaires, alors qu’il y a des milliers d’autres formes d’intelligence. Vous pouvez enfant être dans un milieu non sécuritaire puis 15 ans après trouver un ami, une femme, un métier qui vous plait et vous sécuriser et voila qu’on fait d’excellentes performances.

7)Le cyber monde et l’hyperconsommation à distance de notre monde, ne risque t il pas de bloquer le développement des intelligences et des sensibilités.

Un enfant face à une télévision est médusé, sécurisé, mais ne connait plus d’interaction. Ce monde fait de milliers de petites mimiques infra verbales, de hochements de tête, de regards, qui nous font réagir au centième de secondes ( grâce a nos neurones en faisceaux et nos neurones en miroir)disparait.
Quand sa mère l’embrasse ou fronce à peine les sourcils, il pense “maman m’aime ou maman est fâchée”, c’est un signal hyper important.
Ainsi les rôles sociaux sont codés jusque au moindre petit signe.
 Les cyber machines, ne traitent plus ces micro signaux et empêchent les rituels d’interaction émotionnelle, ce qui inhibe l’empathie. La communication s’est améliorée mais  la coexistence s’est altérée.
Nous allons donc vers un remodelage de complet de nos structures corticales et donc physiques.

 

C) Chapitre 3 :notre cerveau est social.

1)Pourquoi nos neurones ont besoin d’autrui pour fonctionner?

C’est à dire que nos neurones sont faits pour se mettre en phase avec ceux des autres. Nous n’avons pas le même cerveau et donc pas les mêmes vies en fonction des relations que nous entretenons avec les autres.

Ainsi est née la neuro science sociale, base posée en 1990 par les psychologues John Cacioppo et Gry Berntson.
Nos neurones ont besoin de la présence physique des autres et de la mise en résonance emphatique avec eux.

2)Comment nos neurones attrapent les émotions des autres?

Notre cerveau n’est pas le même si notre interlocuteur est sympathique, mou, intéressant, drôle, tonique, rigide , dangereux, existant, stupide.
Si quelqu’un nous agresse en hurlant, qu’on le veuille ou non, ce sont les mêmes zones dans nos 2 cerveaux qui seront activées.
La neuro anatomie du baiser amoureux par exemple allume les aires orbitofrontales des cortex pré frontaux des 2 amoureux. Ces zones assurent la jonction entre les centres émotionnels et les centres pensants, qu’elle relie au bulbe rachidien. Un long baiser fait baisser ainsi le cortisol, monter les anti corps. Il en est de même des effets positifs quand les 2 amants se regardent dans les yeux, et c’est l’inverse avec les disputes conjugales.

3)Au delà du couple, cela fonctionne pour toutes les relations entre les humains?

1996 Giacomo Rizzolatti découvre les neurones en miroir.

Il s’agit du mécanisme qui fait que notre cerveau mime les actions qu’il voit des autres ou qu’il se mime lui-même. C’est par cette capacité que notre cerveau est un organe neuro social. Selon le type de relation que nous avons l’habitude de vivre, nos réseaux de neurones ne sont pas structurés de la même façon.

les 2 voies de l’intelligence relationnelle.

la voie basse: c’est en fait l’intuition ou la télépathie.
Les neurones en fuseau permettent des réactions extrêmement rapides et nous permettent d’intégrer en moins de 20 millièmes de secondes si quelqu’un a l’air franc,  semble plus fort que nous, si on doit lui sourire ou lui mettre notre poing dans la figure. Seuls les humains, les chimpanzés, gorilles, orangs-outangs, bonobos, et les baleines en possèdent. Les neurologues appellent ces neurones les neurones de l’ amour.
Nous pouvons tous reconnaitre en moins de vingt millièmes de secondes quel type de sourire nous adresse notre interlocuteur, ainsi décrypter son ressenti et s’y adapter. Si on élargit à tout type d’expression et de sensorialité verbales ou non, on aboutit à l’empathie.

la voie haute: c’est notre cerveau civilisé.

Elle est plus lente et plus riche, nuancée, fait intervenir la mémoire, les valeurs, les croyances.

Nous vivons la coopération en permanence de ces 2 voies.
Au cinema, la voie basse réagit comme si le film était vrai, la voie haute exerce un controle tyrannique pour que nous restions assis dans le fauteuil.

Notre cerveau a donc besoin d’altruisme.
On ne savait pas faire la différence entre une relation amicale et une relation hypocrite et manipulatrice.
La science a besoin de preuve pour finalement retrouver ce que disent toutes les sagesses du monde.

Ainsi est faite la preuve mathématique de l’altruisme. Les relations harmonieuse, mettent les neurones des protagonistes en phase, se qui donne un meilleur métabolisme, un bien être accru et donc un bonheur supérieur.
Les recherches montrent que l’altruisme est un instinct.
Nous ressentons en nous mêmes la souffrance des autres .En le secourant, nous cherchons à nous soulager nous mêmes.Dès que nous ressentons de la compassion, notre sollicitude devrait immédiatement se traduire par une action.

Aujourd’hui, nous sommes bombardées d’informations  terribles par les médias sans pouvoir agir directement.De plus, beaucoup d’entre nous vivons dans de grande ville . Il faudrait être un sain pour répondre à toutes les invitations à la compassions, et même avec nos amis proches, nous sommes de plus en plus en relation par l’ intermédiaire de machines or nos neurones ont besoin de contacts directs, physiques et sensoriels.

D)Chapitre  4 :entretien avec Pierre Bustany.

La somme des images obtenues par TEP scann et IRM fonctionnelle donne des renseignements précis pour savoir comment le cerveau fonctionne, qu’il s’agisse du langage, de la motricité, des émotions, de l’empathie.
Ainsi, en regardant quelqu’un sauter en l’air, servir au tennis, shooter dans un ballon , nous activons les neurones correspondant de notre cortex moteur  sans exprimer un geste. Nous pouvons faire de la gymnastique sans bouger!
Les grand sportifs utilisent des méthodes de visualisation de la victoire pour entrainer leur cerveau à mieux l ‘atteindre.

Nos neurones en miroir servent nous préparez à l’action , en renforçant une voie neuronale, même par simple imagination, plus on répète l’activation d’une voie , plus le geste à la quelle elle correspond va devenir facile, automatique.

Tout être vivant cherche à survivre, à se reproduire, et à étendre son territoire. La nature a aussi privilégier des instincts de groupe. Nous avons donc intérêt évolutivement à aider nos congénères. Quand nous apercevons que quelqu’un souffre, cela fait résonner en nous les mêmes sensations désagréables. Le système en miroir nous pousse à chercher le bonheur d’autrui pour notre propre satisfaction. Quand le corps social se dérègle, pour ne plus souffrir de voir l’autre souffrir,je le fais disparaitre: camps, ghettos, asile. Pour bien fonctionner, le système en miroir doit être encadré par des valeurs, cultures, savoirs.
Tu ne feras pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse à toi même.On peut ajouter, tu ne te débarrasseras pas d’autrui parce qu’il ne te plait pas.

Quand on étudie la mémoire, on constate qu’elle est répartie partout dans le cerveau; faire revenir à la conscience un souvenir, c’est réactiver tous les réseaux neuronaux qui le soutiennent. Un bon souvenir peut vous faire battre le coeur, éclater de rire. Un mauvais peut vous donner la nausée , vous couper les jambes en faisant chuter votre tension.

En tant que neuro pharmacologue, je travaille sur les mécanismes hormonaux et enzymatiques qui jouent dans la neuroplasticité. Un cerveau déprimé ne donne pas les mêmes images qu ‘un cerveau tonique, et on ne sait pas pourquoi. Moins de 60% des patients répondent à long terme aux anti dépresseurs. . Il y a des gens qui ne dépriment jamais bien qu’ayant subi les pires traumatismes et qui entrainent les autres à survivre et d’autres qui pour un rien broient du noir et ne peuvent réagir.

L’exercice physique empêche la dépression car fait sécréter de l’insuline, qui est un des facteurs de développement neuronaux. L’insuline augment la plasticité neurone.
Un vieux cerveaux est plus entrainé, connait mieux les raccourcis neuronaux et fonctionne à l économie.
Le cerveau ne s’use que si on ne s’en  sert pas.

 

https://www.amazon.fr/Votre-cerveau-fini-vous-étonner/dp/2226240748

Fin de la première partie.

 

Si cet article vous a plu, commentez, partagez. Merci . et à demain pour la suite!

 

 

 

 

Partagez l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    484
    Partages
  • 484
  •  
  •  

2 commentaires

Marie · 28 juillet 2017 à 22 10 27 07277

Je suis fan! Passionnant merci 😊

    Andrée Leseur · 28 juillet 2017 à 22 10 35 07357

    merci

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *